Photographie Vincent Delesvaux met en lumière les agents de la ville de Lyon

Vincent Delesvaux a photographié les agents de la Ville dans des lieux chargés de symboles. Photo Nicolas BOUTIN
Vincent Delesvaux a photographié les agents de la Ville dans des lieux chargés de symboles. Photo Nicolas BOUTIN
Avec Franck, agent de la promotion de l’hygiène urbaine, Vincent Delesvaux est monté au sommet de l’Opéra. Photo Vincent DELESVAUX - ville de Lyon
Avec Franck, agent de la promotion de l’hygiène urbaine, Vincent Delesvaux est monté au sommet de l’Opéra. Photo Vincent DELESVAUX - ville de Lyon
Vincent Delesvaux a photographié les agents de la Ville dans des lieux chargés de symboles. Photo Nicolas BOUTIN Avec Franck, agent de la promotion de l’hygiène urbaine, Vincent Delesvaux est monté au sommet de l’Opéra. Photo Vincent DELESVAUX - ville de Lyon

Depuis 2016, le photographe lyonnais Vincent Delesvaux tire le portrait des agents de la ville pour la campagne de communication autour des vœux de la nouvelle année. Sa marque de fabrique : le light painting, qu’il met entre les mains de ses modèles.

C’est le même filon que la mairie exploite depuis plusieurs années pour souhaiter ses vœux aux Lyonnais. Des portraits d’agents de la Ville, qui s’affichent en quatre par trois, tout sourire, et qui tiennent une lampe de poche avec laquelle ils ont écrit, grâce à la technique du light painting, la nouvelle année.

2019 en lumière entre les mains de ceux qui œuvrent au quotidien, plus ou moins dans l’ombre, au service des usagers. Une campagne de communication que la mairie doit à un jeune photographe lyonnais, Vincent Delesvaux. Adepte du light painting depuis près de dix ans, l’homme s’intéresse à tout ce qui tourne autour de la lumière artificielle et à sa manière de l’exporter dans différents lieux sombres. La nuit, les boîtes noires, les soirées… Il raconte : « C’est une manière de capturer le mouvement lumineux par le biais de la photographie, de capturer l’instant dans la durée. On utilise un temps de pose long pour raconter une histoire. On peut faire dire à la lumière ce qu’on veut. Ici, c’est assez simple. C’est 2019. »

Au sommet de l’Opéra, devant la fontaine Bartholdi

Le shooting a eu lieu en novembre dernier. Entre chien et loup – « parce que c’est dur en ville d’avoir un vrai ciel la nuit » –, Vincent Delesvaux a rencontré les salariés de la mairie en des lieux qui symbolisent la Ville. Avec Anaïs, gardienne d’établissement sportif, et Romain, maître-nageur, il est allé place des Terreaux, devant la fontaine Bartholdi. Avec Marie-Laure, éducatrice, il s’est rendu sur les berges, avec en fond de décor, le grand Hôtel-Dieu rénové. Avec Franck, agent de la promotion de l’hygiène urbaine, il est monté au sommet de l’Opéra. « Ils ont tous joué le jeu. Ils savent que le rendu va être chouette, qu’il ne peut pas y avoir de mauvaises surprises, alors ils sourient facilement », raconte le photographe.

Quant au secret de fabrication pour un rendu aussi parfait, il confesse l’utilisation d’un logiciel de retouche. « Je demande aux agents de dessiner avec la frontale. Puis de poser avec la lampe. Mais ce ne sont pas leur 2019. Je me suis amusé à en faire des différents, certains même un peu baroques que j’ai collés sur les portraits. » L’illusion est parfaite.

On peut faire dire à la lumière ce qu’on veut. Ici, c’est assez simple. C’est 2019

Vincent Delesvaux, photographe

Tatiana VAZQUEZ

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