Transports Métro, tram, bus: la fréquence est renforcée

Le comité du Sytral, l’autorité organisatrice des transports. Photo Sophie MAJOU
Le comité du Sytral, l’autorité organisatrice des transports. Photo Sophie MAJOU

L’autorité organisatrice des transports en commun, le Sytral, a acté, vendredi, un renforcement de la capacité sur l’ensemble des modes du réseau des Transports en commun lyonnais (TCL).

Métro

Depuis le 12 décembre dernier, la fréquence a déjà été renforcée en soirée, à partir de 20 heures, sur les quatre lignes de métro. À titre d’exemple, sur la ligne A, le temps d’attente est passé de 6 minutes à 5 minutes de 20 à 21 heures. Puis de 9 minutes à 7 minutes et 40 secondes après 21 heures. Sur les lignes A et B, on attend moins longtemps, également, durant les heures de pointe, en période de vacances scolaires (hors été).

La ligne C, elle, sera renforcée le matin (mais pas le dimanche) à partir de mars. La capacité devrait s’améliorer davantage dans le métro grâce à l’automatisation qui permettra, à la ligne B, à l’horizon 2020, de voir sa capacité augmenter de 50 %. Grâce à de nouvelles rames, la ligne A verra, elle, sa capacité évoluer en heures de pointe de +28% en 2023 et la ligne D de +12%.

Tramway

Côté tram, il faudra patienter jusqu’au 7 janvier pour bénéficier d’une nouvelle adaptation de l’offre. Ainsi, sur la ligne T1, alors que les usagers patientaient… 20 minutes entre deux rames, le dimanche matin, ils gagneront cinq minutes. La desserte du musée et du quartier de la Confluence en sera donc facilitée. Du côté de la ligne T2, c’est en soirée, qu’on se déplacera plus facilement. La fréquence des rames passera ainsi de 17 voire 18 minutes à 15 minutes…

Ligne T3, il y aura du renfort le matin et en soirée, ainsi qu’en heures creuses, en journée, y compris durant les vacances scolaires. La fréquence du T4 sera améliorée tous les soirs, durant les heures creuses en journée et pendant les vacances scolaires (+30% de capacité en période estivale), dès mars. Par ailleurs, les nouvelles rames de 43 mètres qui sont injectées progressivement sur la ligne T4 depuis septembre 2018, vont permettre d’augmenter la capacité de 30% de la ligne d’ici 2020.

Le temps d’attente, en soirée, passera ainsi de 20 minutes à 15 minutes. 

Bus

Il y a du nouveau, aussi, du côté des bus. Des véhicules standards sont remplacés par des bus articulés (+50% de capacité), comme sur la ligne Pleine Lune actuellement. Aux heures de pointe, davantage de créneaux sont actés. Plus de vingt lignes de bus sont concernées parmi lesquelles : C6, C25, C24, C18, C21, 49 et 60.

De nouvelles dessertes scolaires

Nouveaux arrêts, trajets modifiés pour gagner du temps sur le parcours, décalage des horaires, ajout de boucles : ça bouge aussi du côté de la desserte scolaire. Et s’il faut créer une nouvelle ligne pour faciliter la vie des collégiens ou des lycéens qui jonglaient jusque-là avec plusieurs correspondances, le Sytral le fait. À partir de janvier 2019, une ligne Junior direct reliera ainsi la commune de Genas avec le lycée Charlie-Chaplin (Décines).

La hausse des tarifs revient sur le tapis

« Je vous demande de surseoir à l’augmentation des tarifs. » C’est l’écologiste Pierre Hémon qui a lancé les hostilités au début du conseil du Sytral, vendredi, après avoir mis en ligne une pétition. Cette hausse, il l’avait pourtant votée à la mi-novembre. Depuis, le gouvernement, il est vrai, a fait des faveurs aux automobilistes. Un comble, selon l’élu, que les vertueux utilisateurs des transports en commun y soient, eux, de leur poche.

Au Sytral, il y a ceux qui estiment qu’une « pause » dans la hausse est nécessaire comme François-Noël Buffet (LR) qui avait voté contre l’augmentation avec d’autres de ses amis politiques . Les élus qui veulent « prendre un peu de temps pour en discuter » à l’image de Jean-Paul Bret (PS). Et ceux qui traitent les premiers de démagogues, jugeant indispensable de maintenir l’augmentation pour permettre le développement du réseau.

Au passage, le vice-président Michel Le Faou (LREM) a rappelé que la nouvelle grille tarifaire s’était discutée préalablement en commission, et que les élus avaient été bien « peu nombreux pour évoquer le sujet ». L’ordre du jour de la séance ne prévoyant aucunement un « sursis », la proposition n’a donc pas été mise au vote. Grâce à la hausse des tarifs, le Sytral engrangera 3,8 M€ l’an prochain et 2,8 M€ en 2020. Dans l’aventure, les jeunes de 18 à 25  ans, qui ne sont ni étudiants ni salariés (10.000  sont concernés), ainsi que les seniors de 60 à 65 ans seront gagnants. Ils paieront moitié prix, leur abonnement. Le Pass Partout, lui, augmente de 63,60€ à 64€, tandis que le City Pass, évolue de 60,50€ à 64€ mensuels.

4G dans le métro : c’est pour bientôt

Vous ne pouvez pas téléphoner, visionner un film ou envoyer un message, quand vous êtes dans une rame ou une station du métro ? Patience ! Car au deuxième semestre 2019, tout sera alors possible. Chaque nuit, les techniciens sont à pied d’œuvre, d’1 heure à 4 heures, pour installer la 4G dans tout le réseau souterrain du métropolitain. « On ouvrira le réseau 4G d’un seul tenant, et pas morceau par morceau » précise Fouziya Bouzerda, la présidente (Modem) du Sytral.

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