Urbanisme La place des Terreaux, un chantier à ciel ouvert en mode “gymkhana”

Le revêtement a sauté du côté des brasseries et commerces. L’activité commerçante se poursuit, un peu au ralenti. En enfilade, les colonnes signées Daniel Buren sont protégées par du contreplaqué.  Photo Marie-Christine PARRA
Le revêtement a sauté du côté des brasseries et commerces. L’activité commerçante se poursuit, un peu au ralenti. En enfilade, les colonnes signées Daniel Buren sont protégées par du contreplaqué. Photo Marie-Christine PARRA

En travaux depuis la mi-novembre, la place des Terreaux devient difficilement praticable pour les piétons pour qui rien n’est prévu.

« C’est très compliqué ! Durant trois semaines, les clients n’ont pas eu d’accès direct à notre magasin. Ils ont coulé du béton pour aménager en urgence un passage mercredi soir ! », explique Lætitia qui tient la chocolaterie Voisin. La jeune femme ajoute : « On voudrait bien avoir des informations. Des médiateurs étaient censés passer, ils ne sont jamais venus… Heureusement, le chef de chantier est à notre écoute. »

Manque d’informations, emprise des deux côtés de la place, absence de signalétique : la gestion du chantier place des Terreaux, qui relève de la Métropole, pose question. En conseil du 1er , Arthur Rémy, 1er  adjoint, note : « On va un peu vite sur ce chantier-là. Nous sommes sur une zone de travaux qui n’est pas “sécure” pour les différents usagers de cette place. » L’élu n’hésite pas à qualifier de « gymkhana » la traversée de la place pour se rendre rue Édouard-Herriot.

Effectivement, le piéton doit être vigilant pour se frayer un chemin et éviter vélos, trottinettes et bus articulés… Aucune signalétique pour le guider et aucun passage protégé pour sécuriser sa traversée.

Gare à l’accident

« D’ici la fin des travaux, s’il n’y a pas d’aménagement, il y aura un accident », prédit Lætitia. Du côté des brasseries et commerces, la progression à pied est compliquée. Dissimulées derrières de hautes grilles de chantier, elles continuent de travailler et prennent leur mal en patience. « Ce sont de gros travaux : on en a jusqu’en juillet. Après la place sera superbe », note un serveur de la Brasserie Leffe.

Michel le Faou, adjoint métropolitain à l’Urbanisme, indique : « Jeudi et vendredi, des éléments de chantier qui n’étaient pas scellés ont été enlevés en prévision de la manifestation des Gilets jaunes. On attend de voir comment évolue la situation sociale pour tout remettre en place. Le long du musée des Beaux-Arts, on étudie un cheminement piétonnier sécurisé. »

Marie-Christine PARRA

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