Loisirs Metropolis, premier Monopoly virtuel lyonnais

L’équipe de Metropolis, avec deux cofondateurs Ben Kaltenbaek et Roland Lamidieu (au premier plan), installée à la Tour du Web, dans le 7e arrondissement.  Photo David TAPISSIER
L’équipe de Metropolis, avec deux cofondateurs Ben Kaltenbaek et Roland Lamidieu (au premier plan), installée à la Tour du Web, dans le 7e arrondissement. Photo David TAPISSIER

Jouer au Monopoly dans Lyon, acheter virtuellement des bâtiments qui rapportent à leur propriétaire… Bienvenue dans Metropolis, un jeu créé par une startup lyonnaise qui débutera le 20 janvier. Explications.

Chasser les Pokemon avec son smartphone, une réalité depuis l’été 2016. Mais pourquoi ne pas aller plus loin ? Et si l’on pouvait acheter “virtuellement” des bâtiments, à Lyon par exemple, avec, le but ultime de posséder l’Hôtel de ville ? Ou la rue de Brest ? Ou la rue Edouard-Herriot ?

Une idée en apparence saugrenue, mais qui verra bien le jour, le 20 janvier, avec l’application Metropolis, (disponible sur Androïd). C’est une version bêta (N.D.L.R. : version test), mais pas une gageure : ils sont déjà près d’un millier à s’être pré-inscrits en quelques semaines, uniquement via les réseaux sociaux. C’est dire l’engouement.

Le jeu de plateau comme base

L’idée est venue de la rencontre de Ben Kaltenbaek, Roland Lamidieu et Lucas Odion, en mai dernier. Tous les trois sont fans de stratégie, et notamment de plateau comme le Monopoly et le Risk. Ils imaginent un jeu hybride, dans l’esprit Pokemon Go pour la jouabilité, à partir d’une carte interactive en 2D : un terrain de jeu grandeur nature, utilisable par géolocalisation sur téléphone. «Le Monopoly n’a pas vocation à être réaliste, mais on rentre facilement dedans. Et par l’intermédiaire d’une application, on peut être des milliers à jouer», explique Ben Kaltenbaek.

Avant de réfléchir sur son développement, ils s’attellent aux règles qui doivent être simples et tenir les joueurs en haleine. L’accueil et la pré-inscription des joueurs les ont rassurés, et ils travaillent désormais sur le design. L’équipe s’est d’ailleurs agrandie et tout doit être prêt pour le 20 janvier. «Pour ce test, nous avons choisi le périmètre de Lyon, très riche en super-bâtiments, et nous limiterons à environ 1 500 joueurs. Mais les possibilités sont immenses, et si tout fonctionne comme nous le souhaitons, la version 2, qui pourrait arriver dans l’année à Lyon, serait fortement enrichie», conclut Roland Lamidieu.

Début de la partie : dimanche 20 janvier.

Lyon, terrain de jeu… pour un mois

Les règles du jeu : Lyon comme carte du jeu, environ 2 500 bâtiments seront disponibles progressivement durant un mois, tout au long de la durée du jeu. On y retrouve, entre autres, des bars, restaurants, gares et stations, qu’il faut acheter et qui rapportent de l’argent au propriétaire lorsqu’un autre joueur passe devant. Des super-bâtiments (le Crayon, le Musée des Confluences) avec une icône spéciale, rapporteront plus.

Pour racheter un bâtiment, il faudra que le propriétaire ne puisse pas s’aligner sur la somme proposée. Le niveau des joueurs peut augmenter en fonction de différents critères et ils pourront alors acheter plus de bâtiments.

Disséminées dans la ville, des cartes virtuelles, bonus ou malus, pimenteront le jeu. Enfin, les seuls achats possibles seront de l’habillage. L’objectif final ? Évitez la prison, amasser de l’argent… Et devenir Maire de Lyon !

Pré-inscriptions sur le site internet : http://www.metropolisgame.co/

David TAPISSIER

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