Fête des Lumières 1,8 million de spectateurs « dans un contexte particulier »

La rue de la République lors de la Fête des Lumières 2018. / Photo Joël PHILIPPON
La rue de la République lors de la Fête des Lumières 2018. / Photo Joël PHILIPPON

Gilets jaunes, lycéens, marche pour le climat… Des appréhensions pesaient sur cette Fête des Lumières 2018. Mais tout s’est plutôt bien passé.

« Cette fête de Lumières a été un grand succès pour les spectateurs et pour les acteurs du tourisme lyonnais ». Le maire de Lyon Gérard Collomb n’a voulu parler que de chiffres – plutôt flatteurs pour une édition qui a alterné le bon et le moins bon – mardi à l’heure de dresser le bilan des quatre jours de festivités. Quand il s’agit d’évoquer les heurts de samedi après-midi sur la place Bellecour, ce sont ses adjoints qui s’en chargent, modestie oblige.

Ainsi Yann Cucherat, adjoint au Sport et aux grands événements, livre-t-il sa version de la rencontre du maire de Lyon avec les casseurs. « On sortait de l’hôtel de ville en voiture quand on a appris ce qui se passait. Il a dit à son chauffeur d’aller à Bellecour. Il m’a demandé si je voulais descendre, je lui ai dit que je l’accompagnais », raconte l’adjoint avec une pointe de lyrisme.

Super-héros ou « mythomaire »

« Sur la place, il y avait 50 à 60 jeunes qui s’en prenaient aux œuvres. Le maire est parti à leur rencontre avec son agent de sécurité. J’ai suivi. Il a dit aux jeunes qu’ils n’avaient pas le droit de gâcher la fête ».

On connaît la suite, documentée par un proche du maire qui a relayé sur les réseaux une vidéo. Finalement, les casseurs s’en vont. On ne saura pas si c’est grâce au sermon de Gérard Collomb ou à cause de la présence massive de forces de l’ordre derrière lui. Reste que les internautes n’ont pas manqué de parodier cette intervention (« Et après, Gérard Collomb a marché sur l’eau »…). Le maire d’opposition du 2e  arrondissement, Denis Broliquier, le traitant même de « mythomaire » sur Facebook…

24 interpellations

Jean-Yves Sécheresse, adjoint à la Sécurité, a confirmé que les manifestations des lycéens, La Marche pour le climat et les gilets jaunes avaient finalement causé « plus d’appréhension que de problèmes ». En dehors des débordements de la place Bellecour le 8 décembre, il a eu « assez peu de choses à dire malgré le contexte ». S’il y a bien eu des « tentatives de dégradations sur les grilles de l’hôtel de ville », on ne constate « pas de dégâts sur le mobilier urbain, ni pour les magasins ». L’adjoint fait état de 24 interpellations le samedi soir. Sinon, dimanche soir, l’écran sur la grande roue a dû être enlevé. Mais là, c’était la faute au vent.

Les dates de l’édition 2019 annoncées

Au final, Gérard Collomb ne veut retenir que le succès public de la fête : 1,8 million de visiteurs, sensiblement comme en 2017, « dans un contexte particulier », dont plus de 100 000 touristes étrangers (Italie, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni, Chine ou États-Unis).

Le maire de Lyon s’est félicité des retombées pour les hôtels (260 000 nuitées sur quatre jours, des taux de remplissage jusqu’à 92 % le samedi soir). Et il annonce que l’an prochain, la fête des Lumières aura lieu du jeudi 5 au dimanche 8 décembre 2019 : « Les réservations ouvrent demain ! »

Jean-Christophe MORERA

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