PATRIMOINE Le portail de la Tête-d’Or en travaux jusqu’au printemps

L’énorme bâche blanche a disparu, l’ouvrage, qui vient d’être désamianté, est pour ainsi dire mis à nu.  Photo Aline DURET
L’énorme bâche blanche a disparu, l’ouvrage, qui vient d’être désamianté, est pour ainsi dire mis à nu. Photo Aline DURET

Situées à l’entrée du parc de la Tête-d’Or, les grilles monumentales sont en cours de restauration. La première phase de désamiantage et de déplombage, plus longue et plus compliquée que prévu, est terminée.

Empaquetées à l’aide d’une grande bâche blanche depuis l’été dernier afin de pouvoir enlever, en toute sécurité, toute trace d’amiante et de plomb, les monumentales grilles d’entrée du parc de la Tête-d’Or sont à nouveau à l’air libre. Et c’est une physionomie inédite de cet ouvrage presque mis à nu, en tout cas débarrassé de ses décors, qui s’offre à la vue des passants. Pour l’instant, « c’est une peinture blanche qui a été appliquée pour protéger l’ensemble en attendant la fin de la restauration », précise Dominique Leroy, de la ville de Lyon. Car il y a encore beaucoup à faire sur le chantier.

Une corrosion généralisée

Cet ensemble de grilles monumentales, conçu au début du XXe  siècle, est en effet « très abîmé » selon les spécialistes. Plus que prévu. Couverts de rouille et de lichen, certains endroits n’étaient pas très visibles, poursuit Dominique Leroy. Et c’est en ayant le nez dessus que l’on s’aperçoit de l’absence de matière à certains endroits. « Globalement, explique Justine Richard, architecte du patrimoine, il n’y a pas de risque pour la pérennité de l’ouvrage, mais on constate une corrosion généralisée. On se rend compte aussi que beaucoup d’éléments d’origine, en bronze, ont été remplacés par d’autres matériaux. »

Ajouter à cela les quelque 150 morceaux qui sont tombés, c’est un important travail de reconstitution des éléments disparus qui est en cours dans les ateliers de fonderie et de ferronnerie. Mouler les éléments authentiques, en refaire d’autres à l’identique et les replacer à terme sur le portail, la mission est délicate. Tout comme la reprise de la structure et des ouvrants.

La restauration devrait être terminée au printemps 2019. D’ici là, les entreprises spécialisées dans les restaurations de monuments historiques se seront prononcées sur la teinte finale : ce sera du vert, mais serait-il tibet ou ayoyote ? Le débat est ouvert.

Aline DURET

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