COMMERCE La halle de la Martinière, la nouvelle structure gourmande de Lyon

L’Épicerie de la Halle, sur 180 m², avec une multitude   de produits d’origine paysanne.  Photo Michel NIELLY
L’Épicerie de la Halle, sur 180 m², avec une multitude de produits d’origine paysanne. Photo Michel NIELLY
Il est possible de consommer à l’extérieur de la halle toute l’année.  Photo Michel NIELLY
Il est possible de consommer à l’extérieur de la halle toute l’année. Photo Michel NIELLY
Une super-idée que cette maison   de crêpes où le choix est grand.    Photo Michel NIELLY
Une super-idée que cette maison de crêpes où le choix est grand. Photo Michel NIELLY
L’Épicerie de la Halle, sur 180 m², avec une multitude   de produits d’origine paysanne.  Photo Michel NIELLY Il est possible de consommer à l’extérieur de la halle toute l’année.  Photo Michel NIELLY Une super-idée que cette maison   de crêpes où le choix est grand.    Photo Michel NIELLY

La halle de la Martinière a toujours accueilli les clients dans le même bâtiment. Elle est aujourd’hui estampillée “alimentation bio, économique, solidaire et circuits courts”.

Sur 432 m² totalement repensés et plus lumineux, en un an, la halle de la Martinière est devenue un lieu très fréquenté. Plébiscitée par un important engagement de riverains et de collectivités locales, et forte d’un financement solidaire, cette structure est actuellement portée par un collectif de cinq partenaires indépendants qui se veut « écodurable ».

Sur 180 m² , on y trouve L’Épicerie des Halles. Il s’agit d’une « sorte de coopérative artisanale avec l’esprit du commerce équitable et un très grand choix de produits. Des prix vont du raisonnable au plus cher, toujours avec une garantie de qualité », confie René, un résident ancien restaurateur.

De tout et de qualité

Dans l’autre partie, se situe la Criée des Monts d’Or. « C’est une poissonnerie qui, de Boulogne à Saint-Jean-de-Luz et aux eaux douces locales, présente 80 références, avec ses réalisations de traiteur que j’apprécie car tout y est frais », souligne Julienne, une habituée du quartier.

Autre enseigne tout près, Madamann. « Une crêperie bretonne qui, de manière insolite, utilise uniquement les produits locaux. C’est bon et rapide », commente Ariane, une voisine lycéenne. En face, El bar des Halles privilégie les circuits courts. « Un super-endroit où je viens souvent travailler en brunchant, tant ses tapas, sandwiches et vins sont de qualité, et à des prix pour toutes les bourses », dit Matthieu, salarié dans le secteur.

Enfin, et c’est là un des points forts de la halle, il y a un grand espace de tables et deux terrasses extérieures où la convivialité et l’esprit comptoir des partenaires sont omniprésents. Et pour cause, le cinquième de ces partenaires, la société ETIC Foncièrement responsable, est spécialisée dans le gestion d’espaces immobiliers et commerciaux

La halle à travers le temps

> 1810 : idée de halle couverte, une première à Lyon. 

> 1836 : projet d’un seul bâtiment par l’architecte René Dardel. 

> 1838 : option pour deux bâtiments identiques de style néoclassique, propriété de la ville.

 >1873 : incendie de la halle sud et reconstruction.

> 1903 : destruction de celle-ci pour réaliser l’aménagement du quartier Saint-Vincent. 

> 1960 : création de murs extérieurs en béton. 

> 2012 : clap de fin, le 30 juin. Divers projets à l’étude pour faire revivre le lieu. Influence grandissante des riverains et de collectifs locaux pour une halle axée sur l’alimentation durable.

> 2017 : acceptation du projet porté par ETIC-Foncièrement responsable, et bail emphytéotique de 40 ans. Rénovation du bâtiment en neuf mois avec vitrage important par l’architecte Bruno Cateland (coût 1,4 millions d’euros). Livraison fin novembre à cinq partenaires prônant l’alimentation durable, économique, sociale et solidaire, et qui paient la location et les charges s’étant élevées cette 1re année à environ 12 000 € par mois.

Une première année en chiffres

 1,4 millions d’euros pour la réhabilitation. 20 créations d’emploi. 300 visiteurs en moyenne par jour.

250 clients en moyenne par jour. 60 % de fidélité de la clientèle. 100 à 200 dégustations prises assises sur place et/ou repas servis par jour. De 7 à 22 h, 23 h ou minuit, ouverture selon les commerces. 7 jours/7, sauf pour l’Épicerie fermée le dimanche

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