EVENEMENT Lyon: les étudiants se font une belle place dans la Fête des Lumières

Rue du Président-Carnot, les tubes lumineux de l’aérosculpture appelée Tensegrity flotteront dans les airs. Un projet émergent soutenu par la Fête de Lumières.  Photo Jean-Pierre DAVID et Christian THELLIER/Aérosculpture
Rue du Président-Carnot, les tubes lumineux de l’aérosculpture appelée Tensegrity flotteront dans les airs. Un projet émergent soutenu par la Fête de Lumières. Photo Jean-Pierre DAVID et Christian THELLIER/Aérosculpture

La Fête des Lumières braque chaque année les projecteurs sur des projets étudiants ou d’artistes en devenir. Cette année, une quinzaine d’œuvres seront présentées au public.

Pas besoin d’être un artiste internationalement reconnu pour participer à la Fête des Lumières ! Il suffit d’avoir du talent et les Grands Ateliers peuvent exaucer votre rêve. Depuis quinze ans, ils lancent chaque année un appel à candidature auprès d’étudiants en écoles d’architectures, de Beaux-Arts ou d’illustration. Pour cette édition 2018, les travaux des étudiants seront présentés sur l’esplanade Saint-Pothin et dans le jardin André-Malraux (Lyon 5e ).

« Les expositions étudiantes ont démarré dans de petits box de 2 mètres par deux dans la galerie des Terreaux. Ça me faisait mal au ventre de voir ces travaux présentés dans de si petits espaces. Dès 2004, nous avons les avons essaimés dans les quartiers », raconte Jean-François Zurawik, le chef d’orchestre de la Fête des Lumières.

Son objectif est de faire émerger une nouvelle génération d’artistes : « Si on réussit, on permettra à la Fête des Lumières de perdurer ! »

Un mapping collectif sur le collège Jean-Moulin

Depuis deux ans, un workshop consacré à la technique du mapping (animation visuelle projetée sur des structures en relief) est également organisé pour une vingtaine d’étudiants. Cindy Lo est l’une d’entre eux. Son projet autour de la légende du Veau d’Or fait partie des animations qui seront projetées sur la façade du collège Jean-Moulin (place des Minimes, Lyon 5e ) : « J’ai une formation d’école d’arts graphiques et d’art déco à Paris. Je me destinais plutôt au monde du graphisme, au cinéma d’animation… Je suis tombé sur l’appel à projet et j’ai voulu m’essayer à cette technique. Désormais, je souhaite continuer dans cette voie, j’aime ce médium visible par n’importe quel promeneur. C’est accessible à tous, ça change la vie de la ville la nuit.  ».

Deux projets de jeunes artistes émergeants ont également été retenus cette année. Tensegrity sera visible rue Président-Carnot (Lyon 2e ) et Rythmus sera exposé place du Griffon (Lyon 1er ).

Le premier flotte dans l’espace par la seule pression de l’air, le second prend vie en se calant sur la fréquence cardiaque des visiteurs.

Jean-Christophe MORERA

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