urbanisme Part-Dieu : la Métropole achète la place Béraudier

La collectivité a déjà acquis des bureaux et des commerces autour de la place.  Photo archives Stéphane GUIOCHON
La collectivité a déjà acquis des bureaux et des commerces autour de la place. Photo archives Stéphane GUIOCHON
Déconstruction du “B10”.   Archives Joël PHILIPPON
Déconstruction du “B10”. Archives Joël PHILIPPON
La collectivité a déjà acquis des bureaux et des commerces autour de la place.  Photo archives Stéphane GUIOCHON Déconstruction du “B10”.   Archives Joël PHILIPPON

La collectivité va débourser 4,7 millions d’euros pour racheter la pizzeria Le Globe Trotter , le bar Le Tramway et… la banque LCL. Explications.

Pour réaliser la nouvelle Part-Dieu, la Métropole de Lyon continue d’acquérir, petit à petit, les immeubles de bureaux, les commerces, les appartements, leurs parkings et leurs caves, donnant sur la place Charles-Béraudier et le boulevard Vivier-Merle (Lyon, 3e). À terme, tout sera démoli, pour permettre le réaménagement de la gare et l’émergence de nouveaux immeubles. Afin de s’assurer de cette « maîtrise foncière », la collectivité a budgété 29 millions d’euros. Les acquisitions se font, soit à l’amiable, soit par la voie de la préemption lorsqu’une vente était sur le point de se conclure. Et si, un jour, la Métropole se heurte à des propriétaires récalcitrants, qui ne souhaitent pas partir, la puissance publique dispose d’ores et déjà des outils juridiques pour pouvoir exproprier.

Les biens, rachetés, seront ensuite cédés à des promoteurs, qui construiront à la place. 

La Métropole paye les indemnités de licenciement des cuisiniers et serveurs

Cette fois, c’est au tour de la pizzeria Le Globe Trotter , le bar/brasserie/salon de thé  Le Tramway, ainsi que le local occupé par la banque LCL, à l’angle de la place avec Vivier-Merle, qui sont devenus propriété de la collectivité.

Coût : 2,8 millions d’euros, pour les murs, seulement. La Métropole doit également indemniser les occupants, commerçants, qui exploitent des fonds de commerce dans les lieux. Comme ces derniers ont droit à la “propriété commerciale” leur permettant d’obtenir un renouvellement de leur bail, la collectivité doit les indemniser pour qu’ils y renoncent… Et c’est ainsi que le gérant du Globe Trotter, qui devait fermer la semaine dernière, va empocher quelque 660 000 €, outre 105 000 € pour lui permettre de payer les indemnités de licenciement de ses salariés. Le bar Le Tramway , lui, pourra continuer son activité jusqu’en février 2020. Son gérant percevra ensuite 1,1 million d’euros outre 127 000 € pour les indemnités de licenciement.

Dès 2012, la collectivité achetait l’immeuble “B 10” (8,2 M€) situé au centre de la place Charles-Béraudier, depuis démoli. En 2015, c’était au tour de l’immeuble situé 5-6, place Charles-Béraudier (et ses soixante places de stationnement en sous-sol) (9,9 M€). Les six baux commerciaux de l’immeuble de bureaux, avaient alors été transférés au nouveau bailleur, la Métropole, à charge pour cette dernière de reloger les commerces ou de les indemniser. En mars 2018, la collectivité indemnisait le patron du Café des Vosges, aux manettes de son établissement depuis vingt-cinq ans. Le bar restaurant de 125 m² situé dans un angle, au 3, place Charles-Béraudier bénéficiait de 1,4 M€, ainsi que la prise en charge des indemnités de licenciements des dix-huit employés du café-restaurant à hauteur de 116 000 €.

Ce qui est prévu place Béraudier

La gare va être totalement revue et corrigée, avec une nouvelle entrée avenue Pompidou. Un parking sera construit sous la place Béraudier. À la place des immeubles existants, la Métropole envisage de nouvelles constructions. Une tour, la “To Lyon”, sera édifiée à la place des hôtels. La collectivité souhaite également voir émerger de nouveaux immeubles de bureaux pour consolider la place de Lyon dans le tertiaire. De nouveaux immeubles d’habitation sont également prévus sur la zone.

S. M.

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