Loisirs Quand le jeu vidéo devient réel

Pour le joueur, l’immersion est totale…  Photo montage DR
Pour le joueur, l’immersion est totale… Photo montage DR
Wafae Biyaye, co-fondatrice de Dreamaway, devant les boxes réservés aux différents joueurs.  Photo David TAPISSIER
Wafae Biyaye, co-fondatrice de Dreamaway, devant les boxes réservés aux différents joueurs. Photo David TAPISSIER
Pour le joueur, l’immersion est totale…  Photo montage DR Wafae Biyaye, co-fondatrice de Dreamaway, devant les boxes réservés aux différents joueurs.  Photo David TAPISSIER

Jouer en réalité virtuelle de manière collaborative : voilà la proposition de Dreamaway, situé au cœur de Lyon, qui permet de s’amuser en groupe autour d’un scénario commun.

Un box entouré de tissu noir, un écran de visualisation en hauteur, deux manettes autonomes, un casque virtuel : pas besoin de plus pour se retrouver, au cœur de Lyon et entre amis, à défendre une île de l’attaque des dragons, à tenter de sauver une navette spatiale en perdition ou à affronter des hordes de zombies. Bienvenue à Dreamaway, le premier espace multijeu dédié à la réalité virtuelle. Ouvert depuis mai, il propose aux joueurs en mal de sensations de s’immerger complètement dans des univers exclusifs, créés par des studios spécialisés.

« Un endroit où le public peut jouer ensemble »

Mais attention, ici, ce n’est pas une salle de jeu ! C’est le côté collaboratif et multijoueur qui est mis en avant, comme l’explique la Lyonnaise Wafae Biyaye, directrice commerciale chez Dreamaway. «En créant ce lieu, nous avons imaginé un endroit où le public pourrait jouer ensemble, de deux à dix joueurs, selon les univers et en collaboration. C’était d’ailleurs notre idée centrale : permettre à des groupes de passer un bon moment, en jouant et en se soutenant mutuellement.»

Du coup, le lieu est construit afin de permettre ce style d’expérience : un plateau divisé en dix boxes, les uns à côté des autres et tous identiques, permet à tous les joueurs d’être séparés et autonomes dans leurs gestes, mais dans le même univers.

«C’est ça, la magie de la réalité virtuelle!», rajoute Wafae. «Je me souviens de ma première expérience de réalité virtuelle en 2016. J’étais en avion et un ado à côté de moi avait sur lui un casque fermé avec un téléphone à l’intérieur. Il m’a proposé d’essayer et j’ai découvert un univers en 360° assez bluffant. C’était le début… C’est aujourd’hui très développé en Asie, au Canada et aux États-Unis et ce que nous proposons existe déjà à Paris et à Metz. Pour nous installer, nous avons cherché à nous situer au cœur de la ville et trouver une salle n’a pas été si simple. Finalement, nous avons eu cette opportunité d’un grand espace de bureau, quai Sarrail, à côté du Rhône. La situation, dans un immeuble haussmannien au 1er étage et l’agencement rajoutent à l’unicité du lieu.»

95 % sont des néophytes

Après cinq mois d’activité, Dreamaway a déjà accueilli plus de 3 000 personnes : des particuliers, des familles, des enterrements de jeunes filles, les joueurs du LOU au grand complet et de nombreux team-building d’entreprises comme la SNCF ou Merck. «Ce qui est assez surprenant, c’est que 95% des joueurs qui viennent chez nous n’ont jamais essayé la réalité virtuelle. C’est d’ailleurs une des raisons de notre succès : le public est attiré par les nouvelles technologies. Autre gros avantage, par rapport aux Escape Game, nous pouvons proposer ici les quatre univers, puis tous les autres à venir, dans tous les boxes. Pas besoin de modifier notre organisation!»

Cette 1ère installation permet à la fois à Dreamaway de tester son concept et de réfléchir à son avenir : il se décline par d’autres salles, dans d’autres villes. «Nous sommes encore très loin du film de Steven Spielberg Ready player one. Le potentiel est énorme et peu de villes sont équipées en France. Les autres salles pourront proposer nos projets mais aussi d’autres technologies comme Bag pack (jouer ensemble dans une seule salle, avec un sac à dos pour l’autonomie, Ndlr)» conclut-elle. Une vision assez réaliste d’un style de divertissement avec un très gros potentiel, et surtout un bel avenir !

Trois univers

Bow island : Faites face en équipe à des hordes d’assaillants, dragons et bateaux venus envahir votre île médiévale. De deux à six joueurs - 25 minutes d’immersion.

On Mars : Isolés sur une colonie humaine sur Mars, l’Intelligence artificielle se retourne contre vous… De deux à dix joueurs - 45 minutes d’immersion.

Propagation VR 1 & 2 : Simple : survivez à des hordes de zombies… Deux joueurs - 25 minutes d’immersion.

Tarifs

Ils vont de 16 à 35 € selon la durée de l’expérience et le créneau horaire (heures creuses et pleines).

La qualité… Une réalité qui n’est pas virtuelle

Qualité… est loin d’être un maître mot dans la réalité virtuelle (VR) et on peut trouver de tout. De son côté, Dreamaway a tout fait pour éviter la VR de mauvaise qualité. «Nous ne voulons pas qu’un joueur sorte d’ici avec un sentiment d’inconfort… Cette notion de “ seekness ” [malaise, Ndlr] est due à la qualité des graphismes, du logiciel employé. Le cerveau fait la différence avec la réalité et peut provoquer la nausée», assure Wafae Biyaye.

Pour éviter tout risque, les quatre univers proposés ont été créés à partir du moteur de jeu vidéo spécialisé en la matière Unreal engine, par le studio lyonnais Wanadev. «Les projets présentés ont été développés et nous avons pu suivre le processus de fabrication et apporter notre touche. Cette relation privilégiée est primordiale pour nous» souligne-t-elle.

Pratique : Dreamaway, 7, quai Sarrail à Lyon 7e. Tél. 04.26.07.23.43. Sur internet : www.dreamaway.fr

David TAPISSIER

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?