Urbanisme Pour ses 30 ans, le Plan Lumière brille de mille feux sur Lyon

La passerelle Saint-Georges qui enjambe la Saône, vue depuis le quai Fulchiron.  Photo archives Joël PHILIPPON
La passerelle Saint-Georges qui enjambe la Saône, vue depuis le quai Fulchiron. Photo archives Joël PHILIPPON
Tous les quartiers de Lyon bénéficient de mises en lumière, comme ici le Ciné Duchère (Lyon 9 e).  Photo Jean-Christophe MORERA
Tous les quartiers de Lyon bénéficient de mises en lumière, comme ici le Ciné Duchère (Lyon 9 e). Photo Jean-Christophe MORERA
La passerelle Saint-Georges qui enjambe la Saône, vue depuis le quai Fulchiron.  Photo archives Joël PHILIPPON Tous les quartiers de Lyon bénéficient de mises en lumière, comme ici le Ciné Duchère (Lyon 9 e).  Photo Jean-Christophe MORERA

Alors que le programme de la Fête des Lumières 2018 a été dévoilé la semaine dernière, retour sur une autre fierté lyonnaise : le Plan Lumière de la ville. Alors qu’il va fêter ses 30 ans, ce programme de mise en valeur nocturne de Lyon est une réussite copiée dans le monde entier.

C’est beau une ville la nuit. Surtout lorsqu’elle est bien éclairée. Lancé en 1989, le Plan Lumière de Lyon n’a cessé d’être étendu et perfectionné. Au point d’être devenu une référence pour de nombreuses villes dans le monde.

Le premier Plan avait permis en 16 ans la mise en lumière de 250 édifices. Ils sont aujourd’hui 370. Si les principaux bâtiments, les ponts, les berges des fleuves, des statues, des murs peints et certaines places du centre-ville et du Vieux-Lyon concentrent les attentions, tous les quartiers de Lyon ont également profité de ce programme. Ainsi la Confluence, le parc de Gerland, la Croix-Rousse, Montchat ou la Duchère s’illuminent à la nuit tombée.

Plus de sites illuminés, une consommation en baisse

Dans le 9e arrondissement par exemple, cela va du Ciné-Duchère (une ancienne église en béton qui prend des couleurs chaque soir), au parc du Vallon, où la nature est mise en valeur et où il fait bon se promener par une belle nuit d’été. Ou encore la Grande Rue de Vaise et son drôle d’éclairage sur façade : les spots sont orientés vers le haut et la lumière réfléchie dans la rue par des miroirs.

La technique est partout au service du beau. Place des Terreaux par exemple, c’est l’éclairage des édifices qui illumine les lieux. Aucun candélabre ne vient gâcher le décor.

Mais cette débauche de lumière n’est pas pour autant énergivore. Depuis 2005 (date du lancement du second Plan Lumière), 1 000 points lumineux ont été ajoutés chaque année, quand la consommation a baissé de 33%. Aujourd’hui, avec 76 805 lampes, l’objectif de l’accord de Kyoto (-20% de consommation d’ici 2020) a été atteint… avec trois ans d’avance !

Cette expertise est recherchée partout dans le monde. Le Direction de l’éclairage urbain de Lyon a collaboré avec Saint-Petersbourg (mise en lumière du musée de l’Ermitage), Hanoï, La Havane, Ho Chi Minh Ville, Sétif, Jérocho, San José ou Fransfort.

Encore de nombreux projets

La Direction de l’éclairage urbain de Lyon travaille à l’éclairage de plusieurs passages sous des voies ferrées, comme les trémies des Émeraudes (Lyon 6e), Félix-Faure (Lyon 3e) et Yves-Farge (Lyon 7e).

Ses techniciens réfléchissent aussi avec la SPL Part-Dieu pour éclairer les passages Bonnel et Paul-Bert (Lyon 3e).

La remise en lumière de l’église Saint-Bonaventure (Lyon 2e) est également à l’étude.

Jean-Christophe MORERA

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