Patrimoine New Map, une moto bien lyonnaise

Philippe Moreteau, petit fils de Paul Martin, fondateur de la marque de moto New Map, sur une OHV5 de 1936. Au premier plan une Baby de 1934, équipée d’un moteur de 98 cm ³. Photo Richard MOUILLAUD
Philippe Moreteau, petit fils de Paul Martin, fondateur de la marque de moto New Map, sur une OHV5 de 1936. Au premier plan une Baby de 1934, équipée d’un moteur de 98 cm ³. Photo Richard MOUILLAUD
La production était intensive dans les années 50. Photo collection privée
La production était intensive dans les années 50. Photo collection privée
L' usine New Map était installée avenue Lacassagne à Lyon 3. Photo collection privée
L' usine New Map était installée avenue Lacassagne à Lyon 3. Photo collection privée
Le réservoir de la New Map OHV5 de 1936, à moteur 500 cm3. Photo Richard MOUILLAUD
Le réservoir de la New Map OHV5 de 1936, à moteur 500 cm3. Photo Richard MOUILLAUD
Philippe Moreteau, petit fils de Paul Martin, fondateur de la marque de moto New Map, sur une OHV5 de 1936. Au premier plan une Baby de 1934, équipée d’un moteur de 98 cm ³. Photo Richard MOUILLAUD La production était intensive dans les années 50. Photo collection privée L' usine New Map était installée avenue Lacassagne à Lyon 3. Photo collection privée Le réservoir de la New Map OHV5 de 1936, à moteur 500 cm3. Photo Richard MOUILLAUD

Les motos New Map sont une invention lyonnaise, dont le petit-fils du fondateur garde précieusement les souvenirs…

L’avenue Lacassagne s’appelait alors le chemin des Pins. Au début du XXe siècle, Joseph Martin tenait un magasin de cycles dans ce qui était alors une paisible rue de Montchat. 

Pendant la guerre de 1914-1918, son fils Paul, qui avait devancé l’appel, a été mécanicien dans l’aviation. À son retour à Lyon, c’est pourtant dans la fabrication de motos qu’il s’est lancé, en reprenant l’affaire paternelle.

À vingt-quatre ans, en 1922, fort de son expérience militaire et technique, Paul commence à innover, avec des châssis à doubles berceaux, et des motos haut de gamme.

« C’était des motos très belles, avec beaucoup de chrome. L’usine avait un atelier de chromage et d’émaillage intégré » souligne Philippe Moreteau, le petit-fils de Paul Martin, qui soigne sa collection de New Map et a écrit l’histoire de cette aventure industrielle. Les motos étaient belles et fiables. Finitions luxueuses, transmission par chaîne, freins à tambour sur les deux roues, boîte trois vitesses : elles sont en avance sur leur temps.

Celles de la collection de Philippe Moreteau continuent à rouler régulièrement. « J’ai passé mon permis à quarante ans, pour pouvoir les conduire » explique-t-il, dans sa maison d’Oullins.

New Map s’est aussi distingué en compétition. La marque figure aux palmarès de nombreuses courses régionales. De Saint-André-de-Corcy (Ain) en 1924, à Laffrey (Isère). « C’était une bonne publicité pour la marque » souligne Philippe Moreteau.

Hélas pour lui, Paul Martin était meilleur ingénieur que gestionnaire, et il dut céder son affaire au début des années 40. Les concurrents mâconnais de Monnet-Goyon l’embauchent comme ingénieur, alors que la marque, à la sortie de la guerre, peine à retrouver sa gloire d’antan. La mode est aux grosses cylindrées et l’entreprise lyonnaise n’a que de petits moteurs à son catalogue, de 50 à 175 cm³. Elle doit alors importer des motos anglaises Douglas

Et en 1959, la production de moto s’arrête avenue Lacassagne. L’usine survivra quelques années en fabriquant un véhicule utilitaire à trois roues…

T. M.

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