Villeurbanne 180 illustrations jeunesse à vendre au profit de l’accueil des réfugiés

La fête du livre jeunesse, en mars 2018. Photo d’archives Maxime JEGAT
La fête du livre jeunesse, en mars 2018. Photo d’archives Maxime JEGAT

A l’initiative de la Fête du livre jeunesse (FLJ), 119 auteurs d’illustrations jeunesse ont accepté de donner des œuvres qui seront vendues aux enchères le 16 novembre en mairie de Villeurbanne. Les recettes seront versées à l’association Singa Lyon pour l’accueil des réfugiés.

«On risque de s’amuser !» C’est entendu : Gérard Picot veut bien jouer le rôle de l’expert de service le 16 novembre en mairie de Villeurbanne, à l’occasion d’une exceptionnelle vente aux enchères, mais il n’est pas question pour lui d’être un expert austère.

Directeur artistique de la Fête du livre jeunesse –dont la dernière édition avait pour thème le mot “Bienvenu”–, il est à l’origine de ladite vente, organisée avec le soutien de la direction des affaires culturelles de la Ville. Une vente qui concerne 180 œuvres de 119 illustrateurs et dessinateurs de l’édition dédiée à la jeunesse et dont le bénéfice sera intégralement reversé à l’association Singa Lyon, spécialisée dans l’accueil et l’accompagnement des réfugiés.

Des prix compris entre 40 et 600 €

Les artistes ont accepté de donner leurs réalisations. Dessins, encre de Chine, gouache, collage, aquarelle, crayons de couleur, gravures et autres sérigraphies seront encadrés par un professionnel. «Il y a en aura pour tous les goûts!», annonce Gérard Picot. Pour toutes les bourses, aussi, avec des prix de mise en vente allant de 40 à 600 €.

«J’ai envie de dire aux gens : Cassez votre tirelière», lance le directeur artistique de la FLJ, selon lequel certaines œuvres pourraient partir à 500 € quand elles se vendraient plus de 1000 € dans une galerie d’art. Autant dire que l’illustration et le dessin jeunesse ne peuvent plus guère être tenus pour des arts mineurs…

Les enchères ne seront pas réservées aux particuliers. Au contraire, Gérard Picot espère la présence de professionnels travaillant auprès de publics d’enfants (dans le monde médical par exemple) ou de représentants d’artothèques ou de médiathèques. De la sollicitation des artistes, connus pour leurs participations à la FLJ ou contactés par le biais de leurs maisons d’édition, à la participation gracieuse d’un commissaire-priseur (Me Battin), tout a été mis en œuvre pour organiser une vente rigoureuse.

«Reste l’angoisse, pointe cependant Gérard Picot, Est-ce qu’il y aura du monde et est-ce qu’il y aura des acheteurs ?» Si la Fête du livre jeunesse séduit une foule de visiteurs, ceux-ci «ne sont pas fichés et 50% de notre public ne vient pas de Villeurbanne». Une inquiétude excessive ? Réseaux sociaux et bouche-à-oreille devraient permettre de toucher nombre d’amateurs.

Repères

Les œuvres sont exposées depuis hier

Les 180 œuvres encadrées font l’objet d’une exposition visible dès maintenant et jusqu'au 16 novembre à l’hôtel de ville (au 2e étage, du lundi au samedi, de 9 à 17 heures, entrée libre). Cette exposition s’inscrit dans le cadre des rendez-vous proposés par la mission Accueillir à Villeurbanne.
La vente aux enchères se déroulera vendredi 16 novembre, à partir de 18 heures.

Des signatures connues

Chez les illustrateurs et les dessinateurs jeunesse, certains artistes ont acquis une notoriété : Carole Chaix, Claire Cantais, Julie Colombet, Martin Jarrie, Hervé Tullet, Edmond Baudoin ou Lionel le Néouanic ont offert des œuvres pour la vente.

Yannick PONNET

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