Sécurité routière Des clips chocs réalisés par de jeunes Lyonnais

Capture d'écran
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La préfecture a fait appel à des écoles de communication lyonnaises pour une campagne ciblée sur la jeunesse. Depuis le début de l’année, 50 personnes ont trouvé la mort sur les routes du département.

Qui mieux que des jeunes pour sensibiliser d’autres jeunes ? La préfecture a décidé de confier sa campagne régionale de sécurité routière à des étudiants lyonnais.

Quatre écoles de communication, E-Artsup, l’Iscom, l’ISCPA et l’ISEG, ont été sollicitées pour réaliser des affiches et des clips autour de trois grands thèmes : le téléphone au volant, les risques liés à l’alcool et aux stupéfiants, et les modes de transport doux (piétons et cyclistes).

Épaulés par leurs professeurs, ces étudiants ont dû répondre à une commande institutionnelle comme ils auront à le faire une fois diplômés. Ils ont eu carte blanche et ont même été invités à adopter un ton incisif dans leur approche.

Un clip de campagne intitulé "Il y a des choses que l'on n'oublie jamais"

Un autre clip de la campagne lyonnaise : "Tu te souviens"

Les chiffres de l’accidentologie montrent que les jeunes usagers de la route comptent parmi les plus vulnérables : en 2017, sur les 410 personnes qui ont perdu la vie sur les routes d’Auvergne-Rhône-Alpes, une sur trois était âgée entre 15 et 34 ans. Dans le Rhône, cette tendance était encore plus marquée avec 40  % de victimes issues de cette tranche d’âge.

Le nombre de tués chez les plus de 65 ans a bondi de 40% depuis janvier

Depuis le début de l’année, l’accidentologie dans le Rhône suit une courbe très irrégulière. Un mois de juin dramatique, avec 9 morts, qui a précédé deux mois d’été plutôt calmes (2 morts en juillet et 3 en août) avant un nouveau rebond depuis la rentrée : six morts en septembre, et autant en octobre.

Ce qui porte à 50 le nombre de victimes depuis le début de l’année. Un chiffre quasiment stable à celui des dix premiers mois de l’année 2017, qui s’était soldée par un total de 59 victimes. Stabilité aussi dans les catégories d’usagers concernés. Les automobilistes restent les plus touchés devant les piétons, puis les motards.

Sur les 50 victimes, une seule à ce jour est un mineur, alors qu’il y en avait eu quatre en 2017. En revanche, le nombre de tués chez les plus de 65 ans a bondi de 40  % depuis le début de l’année. Dont trois ont eu un accident après avoir fait un malaise. Enfin, il est à noter qu’un accident mortel sur cinq a lieu entre 22 heures et 6 heures du matin.

Si l’alcool et les stupéfiants sont en cause dans un quart des accidents mortels, les fautes de comportement ou les erreurs d’inattention sont de loin les causes principales. Cela a été le cas en octobre avec des accidents liés à des pertes de contrôle ou refus de priorité, qui ont eu lieu pour la plupart en pleine journée, avec de bonnes conditions météorologiques.

La dégradation probable du temps, conjuguée au changement d’heure, sont des facteurs de risques, en particulier pour les piétons et cyclistes. A cette période où les pics de déplacement se concentrent la nuit, ils doivent plus que jamais s’assurer qu’ils sont bien visibles.

X.B.

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