Commémoration 11-Novembre : à 11 heures, les cloches de toutes les églises sonneront comme en 1918

Le carillon de l’Hôtel de Ville proposera des airs emblématiques de l’époque à 11 et 13 heures.  Photo d’illustration Maxime JEGAT
Le carillon de l’Hôtel de Ville proposera des airs emblématiques de l’époque à 11 et 13 heures. Photo d’illustration Maxime JEGAT

Cent ans tout juste après la signature de l’armistice, mettant un point final à la Première Guerre mondiale, Lyon célèbre la paix. Rendez-vous le 11 novembre, place Bellecour.

À 11 heures précises ce 11 novembre 2018, après une minute de silence observée en hommage aux Poilus morts pour la France, les cloches des églises lyonnaises, à l’image de toutes les villes de France, vont sonner à toute volée. Comme il y a cent ans tout juste, lorsque l’armistice signé en haut lieu, mettait fin à la Première Guerre mondiale.

Pour commémorer cet instant inoubliable à jamais, la ville de Lyon propose aux Lyonnais «un temps d’hommage et de recueillement, empreint de poésie et d’émotion», place Bellecour. Conçu comme «le point d’orgue de cette année consacrée à la Paix», ce rendez-vous se distingue par plusieurs temps forts orchestrés de 10 à 13 heures, rappelle Jean-Dominique Durand, adjoint au maire de Lyon en charge de la Mémoire et des Anciens combattants.

Un clairon « historique »

Après les traditionnelles prises d’arme et revue des troupes, retentira la sonnerie du cessez-le-feu, interprétée par trois clairons. L’un d’entre eux est «un instrument historique qui a réellement sonné le 11 novembre 1918», précise l’élu.

93 drapeaux place Bellecour

Le moment promet d’être impressionnant et plutôt coloré. En portant les 93 drapeaux représentant les 93 pays ayant pris part aux combats, des élèves, pour la plupart originaires des pays en question, rappelleront à l’assistance l’ampleur de ce conflit qui a aussi concerné des petites contrées telles que les îles Cook. «Il y aura quelque chose de fort, ajoute l’élu, il s’agit bien de monter ce qu’est concrètement une guerre mondiale».

Les choristes pour un “Hymne à la joie”

C’est un chœur bleu blanc rouge composé de 300 jeunes issus de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon et des chorales de collèges, accompagnés au piano, qui rythmeront la cérémonie. Au programme, La Marseillaise, le Chant du départ, C’est notre drapeau et l’Hymne à la Joie.

Le funambule et les ballons

Il faudra lever la tête pour assister au dernier temps fort prévu à midi. Sur son fil qu’il aura tendu, un funambule traversera les airs de la place Bellecour. «Il symbolise la fragilité de la paix et des hommes face à la guerre», explique Jean-Dominique Durand. Il s’élancera sur un air de piano composé par Claude Debussy, décédé en 1918, Rêverie pour déclencher un vol de colombes, ou plutôt de pigeons blancs.

Dernier moment pour marquer cette cérémonie particulière, un lâcher de 2018 ballons auto dégradable dans le ciel lyonnais.

A. Du.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?