Consommation Grap : la coopérative qui dynamise l’alimentation bio et locale

La Super Halle d'Oullins est l'une des 52 structures de la métropole lyonnaise adhérentes du Grap. Photo Grap
La Super Halle d'Oullins est l'une des 52 structures de la métropole lyonnaise adhérentes du Grap. Photo Grap

Le Grap est un collectif de Lyonnais engagés qui prône une consommation responsable dans la région rhônalpine. Une idée qui a largement essaimé.

Tout a démarré avec 3 ptits pois, l’épicerie bio de la rue Chevreul (Lyon 7e), créée par Oliver Bidaut en 2010. Trois ans plus tard, et dans un désir de soutenir les épiceries indépendantes, il lance, avec Kévin Guillermin, le Groupement régional alimentaire de proximité (Grap), une coopérative lyonnaise qui réunit des épiceries, des magasins de producteurs, des restaurants, des boulangers, des traiteurs, etc.

Et le succès a été au rendez-vous : ils fédèrent aujourd’hui 110 structures en Auvergne Rhône-Alpes et 52 dans la Métropole de Lyon.

Avant tout une aventure humaine collective

Le Grap, c’est avant tout une aventure humaine collective. «Toutes les activités sont mutualisées : on s’aide, on se forme, on accompagne, on est tous collègues!», explique Camille Estevez, codirecteur et comptable du Grap.

Les entrepreneurs ont tous un accompagnateur pour établir leur prévisionnel, développer leur activité ou encore leur communication. Côté caisse et stock, deux informaticiens développent un logiciel libre communautaire.

Un état d’esprit solidaire et coopératif

Onze personnes – souvent d’anciens entrepreneurs – aident au quotidien les acteurs lyonnais d’une consommation responsable, à l’instar de l’ Épicerie des halles de la Martinière , la Super Halle d’Oullins ou l’épicerie Mamie Marie. Leur point commun ? Un état d’esprit solidaire et coopératif, et une volonté de s’approvisionner en produits locaux et biologiques, via des filières courtes de préférence.

«Pour avoir les services du Grap, chacun paie une contribution en fonction de la richesse créée. Cela représente environ 15% de la valeur ajoutée», précise Camille Estevez.

Les membres du Grap bénéficient de trois types de services : la gestion (en comptabilité ou en administration), la mutualisation des services informatiques et l’accompagnement de l’activité.

L’épicerie comme un lieu de vie et d’échanges

«Le bio est déjà un secteur très dynamique, mais le but du Grap c’est aussi de se positionner par rapport aux chaînes du bio», confie le comptable. Si le label bio est dorénavant présent un peu partout, les épiceries indépendantes souhaitent apporter un contact différent avec «la connaissance des producteurs et le lien humain». La coopérative projette d’installer certains de ses membres dans chaque territoire afin de rester au plus près des entrepreneurs.

Le Grap récompensé à plusieurs reprises

L’entreprise a été lauréate, le 12 juin dernier, de l’appel à projets “French Impact Pionniers”.

Cette année, le Grap a également été labellisé “Pépite”, un dispositif piloté conjointement par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) et la Métropole de Lyon, pour accompagner et développer les PME.

Plus d’informations sur le site Internet : www.grap.coop

Amandine EYMES

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