hausse du prix des carburants Appel au blocage le 17 novembre: les Rhodaniens s’organisent

Le tract du 17 novembre.  Photo Capture Facebook
Le tract du 17 novembre. Photo Capture Facebook
Photo Philippe TRIAS
Photo Philippe TRIAS
Le tract du 17 novembre.  Photo Capture Facebook Photo Philippe TRIAS

Sur les réseaux sociaux, l’annonce d’un blocage national à la suite des hausses du prix des carburants s’est répandue comme une traînée de poudre. Dans le Rhône, la grogne s’organise.

« Nous appelons les Lyonnais à se mobiliser massivement contre la hausse du carburant parce qu’on fout un “pognon de dingue” dans le carburant ! » Sur Facebook, la description de l’événement « Blocage national contre la hausse de carburant Rhône Lyon », qui doit se dérouler le samedi 17 novembre, est très claire. Et les messages fusent : « Marre des taxes », « 100 euros pour un plein », etc. Dans toute la France, des dizaines d’événements similaires ou de groupes ont été créées par des citoyens excédés par la hausse du prix des carburants. Et certains ont rencontré un succès fulgurant : 20 000 personnes intéressées à Bordeaux, 63 000 dans les Pyrénées-Orientales, 20 000 personnes dans un groupe jurassien.

Le modus operandi à définir

Dans le Rhône, le mouvement a rencontré un léger écueil. Jeudi, deux organisations se télescopaient, ce qui n’aidait pas à la visibilité et à la clarté du mouvement. L’événement, avec 2 400 participants et 10 000 personnes intéressées (à l’écriture de ces lignes), a été initié par le Nouveau parti anticapitaliste de Rive-de-Gier, qui gère aussi celui de la Loire. Un autre groupe Facebook « Stop hausse carburant - Lyon », fort de 1 000 membres, administré par des citoyens, portait aussi l’appel au blocage. Finalement, le deuxième devait prendre la main sur le premier et définir le modus operandi. Car si l’énergie est là, les revendications également (baisse des taxes sur les carburants), tout reste encore à définir pour ce mouvement qui se veut citoyen. Où seront les blocages ? À quelle heure ? Avec qui ? Un ou plusieurs convois ? Bloquer les péages ? Le tunnel de Fourvière ? Les stations ?

Un gilet jaune sur le tableau de bord

Dans l’attente d’une ligne directrice pour le 17 novembre, les participants sont motivés. Certains impriment des tracts (« Bloquons tout, arrêtons d’en parler, faisons-le ») et/ou arborent désormais un signe de ralliement : un gilet jaune sur le tableau de bord de leur véhicule. Et les groupes ne cessent de grossir. Reste à savoir si, à l’instar de la Marche pour le climat, l’action sur le terrain sera aussi forte que la grogne numérique.

Jean-Philippe CAVAILLEZ

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