Start-up Grâce à Studylink , financer les études pour tous, c’est possible !

Un prêt participatif qui génère du lien social entre anciens et nouveaux étudiants… Photo DR
Un prêt participatif qui génère du lien social entre anciens et nouveaux étudiants… Photo DR

Financer les études de jeunes qui ne parviennent pas à obtenir de prêt grâce au financement participatif, tel est l’objectif « social » de la plateforme Studylink, développée par la start-up Unly.

Quoi de mieux que d’avoir travaillé dans une banque pour proposer une alternative au prêt ? En poste à la banque Palatine en 2014, Jérémy Ruet voit arriver le crowdfunding sur Internet avec un regard intéressé.

Sensibilisé par la difficulté pour bon nombre d’étudiants de poursuivre leurs études pour des raisons financières, il y voit une piste : pourquoi ne pas aider lesdits étudiants en allant chercher l’argent chez les particuliers ?

Le principe

Il s’intéresse dans un premier temps au développement d’une solution sur le web qui reproduise le système bancaire.

Vérifier la solidité du dossier de l’étudiant est une première étape obligatoire : qu’il ne soit pas endetté et que le salaire à la sortie de la formation lui permette de rembourser sa dette.

Si ces conditions sont remplies, pas de caution des parents (ou de qui que ce soit), mais des prêteurs qui investissent de manière philanthropique sur des étudiants.

Début 2016, Studylink est créé sans aucune communication… mais avec une phase de test.

Rapidement, de nombreuses demandes sont validées, suivies par les premiers prêts.

Les sommes ne sont pas exorbitantes : 5 000 euros en moyenne, remboursables entre cinq et sept ans.

Du côté des prêteurs, ça va de 500 à 1 000 euros en moyenne.

Des taux très bas

Et cette notion de philanthropie est primordiale : les taux s’étalent de 0,9 % à 4 % en fonction des dossiers mais, dans les faits, ils n’ont jamais dépassé les 2,5 %. 

Pour motiver les prêteurs, Jérémy Ruet démarche les grandes écoles. Favoriser l’ascension sociale est une valeur qu’elles partagent et des partenariats se sont déjà tissés avec l’école de management de Grenoble, l’Itech d’Ecully ou l’EM Lyon qui a intégré la start-up dans son incubateur.

Le deal est simple : l’école rémunère Studylink qui propose d’aider financièrement des élèves à intégrer l’école. Le système est vertueux : ce sont les anciens de l’école qui jouent le rôle de prêteur.

L’affectif au cœur du projet

Et ça marche : la multitude de prêteurs permet la mise en relation entre les deux parties. Des profils semblables, une région d’origine... les raisons de s’investir ne manquent pas.

Certains s’impliquent plus que d’autres, mais tous les prêteurs sont ravis de participer à la réussite d’un étudiant. Côté remboursement, peu, voire aucune mauvaise surprise. Le lien affectif contribue à faire que le taux de remboursement est maximal.

Plus de prêteurs

En 2018, Studylink peut s’enorgueillir d’avoir mis en place une quinzaine de prêts, pour une somme de près de 30 000 euros.

Mais c’est évidemment insuffisant pour Jérémy Ruet : "La difficulté est de parvenir à concerner les prêteurs. Une fois qu’ils ont prêté une fois, ils sont prêts à recommencer", explique le fondateur de Studylink. "Notre objectif est de lancer un appel aux donneurs philanthropes, différents des anciens des grandes écoles, mais également de poursuivre le partenariat vers les grandes écoles".

David TAPISSIER (@dtapissier)

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