Cinéma Quand Jean-Pierre Jeunet raconte son fabuleux destin

Lundi, Jean-Pierre Jeunet a rencontré, deux heures durant, les élèves de l’école de cinéma Arfis. Photo Thomas LACONDEMINE
Lundi, Jean-Pierre Jeunet a rencontré, deux heures durant, les élèves de l’école de cinéma Arfis. Photo Thomas LACONDEMINE

Invité pour une master class par Arfis, l’école villeurbannaise de cinéma et d’audiovisuel qui fête ses 30 ans, le réalisateur, papa d'Amélie Poulain, a passionné, deux heures durant, une centaine d’étudiants, ravis de pouvoir approcher leur “idole”.

«C’est intéressant, impressionnant même, de rencontrer celui qui a fait tous ces films que l’on a regardés, re-regardés et même re-re-regardés quand on était petit. Amélie Poulain, c’est toute une partie de ma jeunesse…».

Comme Arthur, en 3e année “métiers de l’image”, les étudiants d’Arfis n’ont pas boudé leur plaisir,. Pendant deux heures, une centaine d’élèves de l’école villeurbannaise de cinéma et d’audiovisuel ont participé à une master class avec Jean-Pierre Jeunet.

Et ils n’ont pas perdu une miette des propos du célèbre réalisateur, particulièrement loquace. Interviewé par les étudiants eux-mêmes ainsi que Sébastien Conche, intervenant à Arfis, qui fut son «premier assistant» sur plusieurs films, le créateur, entre autres, d’Un long dimanche de fiançailles et du Fabuleux destin d’Amélie Poulain a régalé l’assistance par ses multiples anecdotes - bon moyen aussi de faire la promotion de son ouvrage, 500 anecdotes de tournage, tout juste paru (Editions Lett Motif).

Vanessa Paradis et Emma de Caunes envisagées pour jouer Amélie Poulain !

Après avoir raconté que les films de Sergio Leone et Stanley Kubrick lui avaient donné le goût de la réalisation, il a révélé que plusieurs actrices auraient pu jouer le rôle d’Amélie Poulain. Son premier choix s’était porté sur la britannique Emily Watson. Vanessa Paradis, puis Emma de Caunes ont ensuite été envisagées, «avant que je n’aie une révélation en voyant Audrey Tautou lors du casting».

Autres anecdotes, son refus de réaliser l’un des volets d’Harry Potter («Parfois, je le regrette, surtout financièrement», a-t-il plaisanté), le mariage à venir de Jamel Debbouze qui l’a empêché de tourner dans “Micmacs à tire-larigot”, l’histoire de la pub Chanel «qui, pour deux minutes trente, a coûté aussi cher qu’Amélie Poulain», ou encore ses relations sinusoïdales avec Hollywood, «où le marketing a désormais pris le pouvoir».

Bref, après avoir présenté Delicatessen au cinéma Le Zola, dimanche, dans le cadre du Festival Lumière, c’est un Jean-Pierre Jeunet en grande forme qui s’est présenté devant les futurs professionnels du 7e art. «J’aime bien faire des master class. Dans le cinéma, on a rarement, comme ici, un rapport direct avec le public. Si ce que je dis fait écho chez certains, qu’ils apprennent des choses, c’est parfait», confiait le “maître” du jour, qui, à entendre Léo, a réussi son coup.

«Jeunet, c’est le premier réalisateur que j’ai découvert, celui qui m’a donné envie de faire des films, s’enthousiasmait l’élève de 3e année. De l’entendre décrire son parcours, tout ce qu’il a vécu pour en arriver là, ça confirme l’idée que j’ai envie de m’orienter là-dedans. C’est vraiment chouette d’avoir pu passer deux heures avec notre idole».

Thomas LACONDEMINE

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?