Exposition Le musée Couty réunit Bernard Buffet et Jean Couty avec "Parcours croisés"

Expo Bernard Buffet et Jean Couty au musée Jean Couty à Lyon. Photo Joel PHILIPPON
Expo Bernard Buffet et Jean Couty au musée Jean Couty à Lyon. Photo Joel PHILIPPON
Nicolas et Danièle Buffet, les enfants de Bernard Buffet au côté de Charles Couty, fils de Jean Couty (à droite). Ils ont prêté une quarantaine de toiles, avec le fonds de dotation Buffet. Photo Joël PHILIPPON
Nicolas et Danièle Buffet, les enfants de Bernard Buffet au côté de Charles Couty, fils de Jean Couty (à droite). Ils ont prêté une quarantaine de toiles, avec le fonds de dotation Buffet. Photo Joël PHILIPPON
Photo Joel PHILIPPON
Photo Joel PHILIPPON
Photo Joel PHILIPPON
Photo Joel PHILIPPON
Photo Joel PHILIPPON
Photo Joel PHILIPPON
Expo Bernard Buffet et Jean Couty au musée Jean Couty à Lyon. Photo Joel PHILIPPON Nicolas et Danièle Buffet, les enfants de Bernard Buffet au côté de Charles Couty, fils de Jean Couty (à droite). Ils ont prêté une quarantaine de toiles, avec le fonds de dotation Buffet. Photo Joël PHILIPPON Photo Joel PHILIPPON Photo Joel PHILIPPON Photo Joel PHILIPPON

Ils avaient vingt ans d’écart. Jean Couty est né en 1907 et Bernard Buffet en 1928. Le musée Couty les réunit jusqu’au 14 avril 2019 avec “Parcours croisés”. Car si une génération les sépare, leurs œuvres offrent des similitudes.

Bernard Buffet/Jean Couty : quels points communs ?

 Figuratifs

« Ils sont ancrés dans la figuration, or après la guerre, l’abstraction avait le vent en poupe », souligne Lydia Harambourg, historienne, commissaire de l’exposition, présentée au musée Jean-Couty.

Tous deux reçoivent le prix de la Critique, équivalent du Goncourt en peinture. Buffet en 1948, avec l’émouvant portrait de Deux hommes dans une chambre et Couty en 1950, avec Une vieille Femme dans un fauteuil.

Dessinateurs

« Ils sont attachés à la peinture des grands maîtres », souligne la spécialiste. Leurs compositions sont construites dans cette continuité (Rembrandt, Courbet, Le Nain, etc.) Ils ont été formés au dessin, qui prépare leurs scènes, souvent monumentales. « Ils se permettent des audaces, car ils savent peindre et composer. » Ce sont aussi deux coloristes, qui manient la palette et la matière « avec sensualité et gourmandise ». Illustrations avec leurs corridas, ou les chantiers de Couty.

Témoins de leur temps

Ils ont des thèmes communs : autoportraits, famille, femmes, voyages… à voir au fil des soixante œuvres présentées. Ce sont aussi des témoins de leur temps, avec souvent une dimension spirituelle. Le Parisien immortalise L’académie Goncourt (1956), le fils des maçons de la Creuse, des chantiers et des travailleurs. Comme Paul Bocuse, dont on peut voir le portrait (1965) prêté par la famille.

> Jusqu’au 14 avril 2019 au musée Jean-Couty, 1, place Henri-Barbusse, Saint-Rambert, Lyon 9e. Tél. 04.72.42.20.00. Ouvert du mercredi au dimanche, de 11 à 18 heures. Plein tarif : 6 €, réduit : 4 €. Gratuit : pour les moins de 12 ans. Site : www.museejeancouty.fr 

Charles Couty, un exemple à suivre

À lire : un hors-série édité par   Le Progrès. Avec, notamment, un focus sur Jacqueline Delubac (en rouge) qui a donné sa collection au musée des Beaux-Arts de Lyon. 52 pages. Prix : 9,90 €.  Photo DR / Photo DR
À lire : un hors-série édité par Le Progrès. Avec, notamment, un focus sur Jacqueline Delubac (en rouge) qui a donné sa collection au musée des Beaux-Arts de Lyon. 52 pages. Prix : 9,90 €. Photo DR / Photo DR

« J’ai découvert le musée Jean-Couty et le travail de Charles, son fils, à l’occasion de cette exposition, confie Nicolas Buffet, le fils du peintre. Je trouve sa démarche extraordinaire. Je suis admiratif. J’ai eu envie de l’aider à faire connaître l’œuvre de son père ». Avec sa sœur Danièle et le fonds de dotation Bernard Buffet, il a prêté des toiles rarement vues, une quarantaine au total.

Ce guitariste, âgé de 47 ans, aimerait, lui aussi, fonder un musée autour du travail de Bernard Buffet. Forcément à Paris, où il est né, mais c’est compliqué. Une démarche est en cours. « Je ne serai véritablement tranquille que quand ce sera concret », avoue ce Marseillais d’adoption. Pour l’heure, il n’existe qu’un musée Bernard-Buffet au monde : il a été ouvert en 1974, à côté de Tokyo, par le mécène de l’artiste, un banquier et collectionneur japonais.

Isabelle BRIONE

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?