Transports en commun Aller à Saint-Exupéry : moins cher depuis Saint-Etienne !

Un trajet Part-Dieu/Aéroport s’effectue en moins de 30 minutes avec Rhônexpress.  Photo archives Pierre AUGROS
Un trajet Part-Dieu/Aéroport s’effectue en moins de 30 minutes avec Rhônexpress. Photo archives Pierre AUGROS

Les bus “Macron” peuvent relier les grandes villes régionales à Saint-Exupéry sauf… Lyon. Le contrat de concession signé entre le Département du Rhône et Rhônexpress inclut une clause de non-concurrence.

C’est un paradoxe mais pour se rendre à Saint-Exupéry en transports en commun à moindre prix, il est préférable d’habiter une autre grande ville de la région que Lyon, la plus proche de l’aéroport.

La libéralisation du marché national des autocars a fait de la desserte des aéroports des lignes à fort potentiel. Pour Ouibus la desserte de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, est un axe de conquête de marché. Flixbus a aussi investi pour relier Grenoble à l’aéroport lyonnais. Une émulation qui fait de cette liaison, tous opérateurs confondus, la seconde plus fréquentée de France avec des tarifs pour un aller simple oscillant entre 4,99 € et 12 €. Le trajet Lyon/Saint-Etienne en bus est facturé pour sa part entre 9 et 12 €.

Rhônexpress : mieux vaut acheter à l’avance son billet aller/retour

C’est moins cher que l’aller simple du tram Rhonexpress qui relie la gare de Lyon-Part-Dieu à Saint-Exupéry (23 km) moyennant, pour les plus de 25 ans, 16,10 € pour un billet acheté en distributeur et 14,90 € sur le site internet. À noter toutefois que le tarif est abaissé dans le cas d’un aller-retour et peut même tomber à 21,10 € pour un billet aller/retour réservé sur internet au moins deux mois à l’avance.

Que Rhônexpress, qui propose un service dédié qualitatif avec des navettes régulières et un trajet effectué en moins d’une demi-heure, soit globalement plus onéreux qu’un parcours en bus même plus long peut se comprendre. Le cas est loin d’être unique en Europe. En revanche, les usagers sont souvent choqués de ne pas avoir d’alternative bus à plus faible coût depuis Lyon. Ceci est tout à fait impossible.

Le contrat de concession signé en 2007 entre Michel Mercier, président du Conseil général du Rhône, et le groupement exploitant Rhônexpress inclut une clause de non-concurrence. L’exploitant a eu l’occasion de la justifier par ses investissements et les risques financiers qu’il prenait. Un parcours compliqué avec des correspondances avec deux lignes de bus de lignes TCL a même dû être abandonné pour la respecter. Cette situation continue à agiter les esprits. Une solution pourrait être un rachat de la concession (trente ans à partir de 2010) par le Sytral, désormais autorité de tutelle de Rhônexpress, mais la somme serait très élevée, ce qui hypothéquerait d’autres projets de développement du réseau TCL.

7,5 % C’est la hausse de fréquentation de Rhônexpress pour les huit premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2017.

François SAMARD

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