MODE Inès de la Fressange à Lyon, sur la rive gauche du Rhône

Inès de la Fressange a ouvert une nouvelle boutique le 1er septembre, près de la place Lyautey (Lyon 6e). Le concept  : 80% de ses créations et  20% de produits qu’elle a sélectionnés.  Photo DR
Inès de la Fressange a ouvert une nouvelle boutique le 1er septembre, près de la place Lyautey (Lyon 6e). Le concept  : 80% de ses créations et 20% de produits qu’elle a sélectionnés. Photo DR

Celle qui incarne l’élégance française vient inaugurer ce mardi la première boutique (hors Paris) 100% dédiée à sa marque. Toujours sur la rive gauche, mais du Rhône…

À Paris, elle est très attachée à la rive gauche où est située sa boutique (rue de Grenelle). À Lyon aussi, Inès de la Fressange a choisi la rive gauche, près de la place Lyautey pour ouvrir, le 1er  septembre, le premier magasin qui lui est entièrement dédié. «La marque souhaitait être présente à Lyon où il existe un cœur de clientes très important, explique le PDG, Fabrice Boé. Une opportunité s’est présentée avec la rencontre de Stéphanie Van der Gucht, fondatrice de l’enseigne Nice Things (située juste derrière la boutique, au 2 rue de Sèze).»

C’est une provinciale…

Voilà donc La Parisienne qui débarque en province ? C’est à nuancer, Inès le dit franco (sur son site) : «La Parisienne, c’est une provinciale, même quelqu’un qui n’est jamais allé à Paris, mais qui a un état d’esprit et un goût pour mélanger les choses : sophistiquées et casual, neuves et vintage, luxueuses et très simples. Elle est féminine, mais elle adore les trucs de mecs.»

Cet ancrage lyonnais est une opportunité pour cette fille d’un marquis et d’une bourgeoise argentine de se rapprocher de ses racines : sa famille paternelle ne possédait-elle pas la seigneurie de La Fressange, en Haute-Loire ? 

Pleins de conseils

Elle sera aussi l’occasion pour cette pétillante sexagénaire – mais oui, on ne dirait pas –, gracieuse et pleine d’esprit, d’échanger avec ses clientes fidèles. Elle a connu des hauts et des bas, mais elle a réussi une belle trajectoire : mannequin (à qui on propose toujours de poser) créatrice de mode et femme d’affaires accomplie.

Astuces mode, conseils beauté, bonnes adresses, contenu de sa valise de vacances, etc., Inès n’est jamais avare de recommandations dans la presse féminine. Elle a la légitimité. Son guide, la Parisienne , publié (en 2010) et édité en 17 langues, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires (1). Et on peut aussi s’abonner à la lettre… D’Inès (2).

(1) Boutique Inès de la Fressange, 4, cours Franklin-Roosevelt, Lyon 6e. Inauguration et dédicace de la dernière édition de  La Parisienne , mardi 18 septembre, de 14 h 30 à 19 h 30.

(2) lalettredines.com

Des défilés à la création, de Chanel à Uniqlo

Elle n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Sur les défilés, on la surnommait « le mannequin qui parle ». À l’âge de 17 ans, Inès de la Fressange défile pour les plus grands (Dior, Gaultier, Saint Laurent, etc.). Karl Lagerfeld la prend sous son aile, elle devient sa muse et l’ambassadrice de la Maison Chanel. En 1989, elle est choisie pour être le visage de Marianne, symbole de la République, exposé dans toutes les mairies. Il a ces mots : « Je ne veux pas habiller un monument, c’est trop vulgaire ! ». Ils se fâchent.

En 1991, elle crée sa griffe. Puis, elle se voit privée de son nom par ses associés. Elle bataille et le récupère en 2013. Entre-temps, cette mère de deux grandes filles a travaillé pour les souliers Roger Vivier. Aujourd’hui, outre la direction artistique de sa Maison, elle signe des collaborations, avec Uniqlo (adultes et enfants) depuis 2014, et les chaussures Bensimon, cette année.

Isabelle BRIONE

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