Rhône Les années lyonnaises de Rachid Taha

Rachid Taha dans sa maison près de Paris, aux Lilas, en  2008. Photo archives Pierre Augros
Rachid Taha dans sa maison près de Paris, aux Lilas, en 2008. Photo archives Pierre Augros
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Rachid Taha s'est produit à de multiples reprises ces dernières années dans la région. Ici lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Rachid Taha s'est produit à de multiples reprises ces dernières années dans la région. Ici lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine
Rachid Taha dans sa maison près de Paris, aux Lilas, en  2008. Photo archives Pierre Augros Photo archives Pierre Augros Photo archives Pierre Augros Photo archives Pierre Augros Photo archives Pierre Augros Photo archives Pierre Augros Rachid Taha s'est produit à de multiples reprises ces dernières années dans la région. Ici lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine Lors du festival Les Oreilles en pointe dans la Loire fin 2007. Photo archives Charly Jurine

Le chanteur est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile parisien. Il avait fondé le groupe Carte de séjour à Lyon au début des années 80 et était très attaché à la ville. Il y avait gardé beaucoup d’amis.

Rachid Taha et ses parents étaient arrivés à Lyon en 1977. La famille s’installe dans un appartement de la ZUP de Rillieux-la-Pape. Après une formation de peintre, il multiplie les petits boulots, et chez Thermix, en 1981, il rencontre Mohamed et Moktar Amini, qui sont musiciens.

Comme Rachid écrit déjà des textes, il se lance, et ils forment un groupe : Carte de Séjour. C’est l’anagramme de « L’art de jouer sec », soulignait-il dans son autobiographie (1). Le groupe partage son local avec Your Vice (dont le chanteur est, un temps, Marc Lavoine). Le groupe fait quelques concerts, enregistre une maquette chez Grange Musique, rue Mercière, et fait la rencontre de Bernard Meyet, qui deviendra leur manager.

Un premier 45 tours, "Zoubida", des concerts remarqués (dont l’ENTPE, sous la houlette d’Emmanuel de Burretel, aujourd’hui producteur de Christine and the Queens, entre autres), ou au West-Side Club, animé par Jean-Pierre Pommier (Eldorado Production).

C’est avec la reprise de Charles Trénet, en 1985, après avoir signé chez Barclay, que le groupe va exploser, et entamer une carrière nationale.

Rachid Taha avait gardé beaucoup d’amis à Lyon, il devait même venir jouer à l’Opéra le 22 septembre. Ce devait être l'occasion de célébrer les vingt ans de son album phare "Diwan", avec la participation de Steve Hillage et des cordes de l'Orchestre de l'opéra de Lyon. 

La scène lyonnaise salue Rachid Taha comme l’un des siens

En 2015, Benjamin Biolay avait enregistré un album de chansons de Charles Trénet. "Le Progrès" lui avait demandé s’il se souvenait quand il avait découvert le fou chantant. « Avec Rachid Taha et Carte de séjour. C’est leur reprise de "Douce France" que j’avais adorée et qui m’a incité à découvrir Trénet. Depuis, j’aime beaucoup Rachid, on se croise régulièrement, quand il est en France », avait répondu le chanteur caladois, qui a posté ce mercredi matin une photo de Rachid Taha sur les réseaux sociaux, avec la mention Habibi (« mon amour »).

Ils sont nombreux, à Lyon, à se souvenir de l’ancien chanteur de Carte de séjour. « C’est lui qui m’a donné envie de faire de la musique. On avait enregistré un titre avec lui sur l’un de nos albums, comme un hommage » expliquait ainsi Wahid Chaïb, chanteur du groupe Zen Zila, qui avait un temps été managé par l’ancien guitariste de Carte de séjour.

Kent, qui a connu Rachid Taha au temps de Starshooter, raconte : « On s'est suivis de Lyon à Paris. J'ai aimé sa techno métisse. J'ai dansé dessus. Il avait traduit et chanté un couplet de ma chanson "La Haine est là". C'était un bon moment. Ça le restera. La haine est là plus que jamais, mais Rachid n'est plus. »

Une tristesse partagée par Jangil Callas, dont le groupe Electric Callas avait partagé la scène avec Carte de séjour au début des années 1980. Le chanteur a affiché un carré noir sur Facebook, avec la mention, « Mon pote Rachid ».

La chanteuse Graziella De Michele (« Le Pull-over blanc ») a choisi d’évoquer les années lyonnaises du musicien : « Je revois nos blousons noirs aux Négociants et nos nuits blanches, et plein de choses encore… »

1- Rachid Taha, "Rock La Casbah", Flammarion.

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