TELEVISION Emmanuelle Seigner, dans l’ombre d’un tueur lyonnais

La Fouine. Photo Gilles Gustine TF1
La Fouine. Photo Gilles Gustine TF1
Emmanuelle Seigner sur la piste du serial killer.  Photo Gilles Gustine TF1
Emmanuelle Seigner sur la piste du serial killer. Photo Gilles Gustine TF1
Emmanuelle Seigner  sur la piste du serial killer. Photo Gilles Gustine TF1
Emmanuelle Seigner sur la piste du serial killer. Photo Gilles Gustine TF1
Jean-Hugues Anglade, Emmanuelle Seigner, Gerald Laroche. Photo Gilles Gustine TF1
Jean-Hugues Anglade, Emmanuelle Seigner, Gerald Laroche. Photo Gilles Gustine TF1
La Fouine. Photo Gilles Gustine TF1 Emmanuelle Seigner sur la piste du serial killer.  Photo Gilles Gustine TF1 Emmanuelle Seigner  sur la piste du serial killer. Photo Gilles Gustine TF1 Jean-Hugues Anglade, Emmanuelle Seigner, Gerald Laroche. Photo Gilles Gustine TF1

Dans "Insoupçonnable", série tournée à Lyon et diffusée depuis jeudi soir sur TF1, elle traque un tueur de femmes interprété par Melvil Poupaud.

Lyon est sous le choc. L’épouse d’un homme d affaires influent a été retrouvée nue et étranglée. Règlement de comptes entre gens de pouvoir ou crime sexuel ? La commandant de police, Chloé Fisher, une Parisienne, est aussitôt dépêchée entre Rhône et Saône car « la police lyonnaise, trop à la solde des notables locaux, trafique des affaires louches avec les gens de la nuit ».

Visage impassible, pommettes hautes, certaine de l’effet qu’elle produit sur les hommes, c’est Emmanuelle Seigner qui mène l’enquête.

Elle séjourne au Sofitel, chambre 717, fait son jogging au parc de la Tête d’Or, et flaire rapidement la piste d’un tueur en série : bourreau de femmes la nuit et papa poule en journée, c’est Melvil Poupaud dans la peau d’un médecin spécialisé dans le processus de deuil au centre médico-psychologique de Bron.

Un « collectionneur » accro au flash que procure le meurtre sophistiqué. Un homme insoupçonnable sous tous rapports.

Insoupçonnable est l’adaptation de la série The Fall. Gillian Anderson (X-Files) y traquait Jamie Dorman (50 nuances de Grey) dans les rues de Belfast.

Emmanuelle Seigner, elle, quadrille la métropole lyonnaise et s’énerve contre les rumeurs imprimées noir sur blanc dans le quotidien régional, "La Dépêche lyonnaise" (!)

« Je n’avais vu que quelques épisodes de la série britannique », dit la comédienne, nommée en 2014 au César pour La Vénus à la fourrure, de son époux Roman Polanski, et en 1999 pour Place Vendôme, de Nicole Garcia.

« A l’époque, Netflix m’avait proposé un film avec Jamie Dorman, qui n’a finalement pas pu se faire. Je voulais juste voir qui il était. Le fait d’avoir vu Chloé Fisher incarnée par une autre ne m’a pas influencée. La série britannique a quelque chose de plus seventies, qui vient probablement des décors de Belfast. L’adaptation lyonnaise est plus moderne, moins lente surtout. Je ne passe pas, comme Gillian Anderson, mon temps à faire des longueurs dans la piscine au lieu de passer à l’action. »

Emmanuelle Seigner et Melvil Poupaud, cet été, à l’avant-première lyonnaise de la série : « J’ai adoré vivre à Lyon pendant cinq mois », dit la comédienne.  Photo Philippe JUSTE
Emmanuelle Seigner et Melvil Poupaud, cet été, à l’avant-première lyonnaise de la série : « J’ai adoré vivre à Lyon pendant cinq mois », dit la comédienne. Photo Philippe JUSTE
Au Pathé Bellecour, avant première de la série "Insoupçonnable", tournée à Lyon. Photo Philippe JUSTE
Au Pathé Bellecour, avant première de la série "Insoupçonnable", tournée à Lyon. Photo Philippe JUSTE
Emmanuelle Seigner et Melvil Poupaud, cet été, à l’avant-première lyonnaise de la série : « J’ai adoré vivre à Lyon pendant cinq mois », dit la comédienne.  Photo Philippe JUSTE Au Pathé Bellecour, avant première de la série "Insoupçonnable", tournée à Lyon. Photo Philippe JUSTE

Coup dur à la morgue

Sur les huit mois de tournage, cinq ont été consacré à son personnage. « J’ai adoré vivre à Lyon, une ville très agréable. Je pouvais rentrer tous les week-ends à Paris ».

Habituée aux ambiances troubles, à la sexualité âpre, la comédienne ne s’est pas bâti des garde-fous pour se prémunir de l’atmosphère potentiellement glauque : « La seule chose qui me faisait peur, c’était certains dialogues. Quelques répliques m’embarrassaient : trop politiquement correctes à mon goût, elles auraient pu donner une image lisse et moralisatrice à mon personnage. J’ai demandé qu’on les modifie. En revanche, le langage policier, avec ses termes techniques, m’a donné du fil à retordre. J’ai eu d’autant plus de mal que le tournage précédent ("D’après une histoire vraie", de Roman Polanski, avec Eva Green) avait pris du retard et que je n’avais que deux jours de battement pour me préparer. Heureusement, trois étudiantes de l’Ensatt se sont relayées pour me faire répéter mon texte. Elles étaient tout le temps avec moi, dans le train, au resto, partout. Elles ont été merveilleuses. Elles m’ont sauvée. »

Un coup dur, tout de même : « Les trois jours passés à la morgue. L’odeur, le décor… Ça m’a vachement affectée. Le reste, on sait que c’est du cinéma, on connaît le refrain. »

En concert avec Dani à Lyon

De musique, il en sera beaucoup question pour Emmanuelle Seigner cet automne : un album en préparation avec le groupe Liminanas et une tournée avec la chanteuse Dani : « C’est une lecture musicale, quelque chose de très modeste, qu’on avait préparé pour le Printemps de Bourges. Ça a plu et les dates se sont multipliées. Je lis des passages de son livre et on chante ensemble. La tournée passe par la Nouvelle-Calédonie, Tokyo et… Lyon ».

Rendez-vous le 4 octobre à la salle des Rancy.

> "Insoupçonnable", avec Emmanuelle Seigner, Melvil Poupaud, Claire Keim, Jean-Hugues Anglade, La Fouine. Chaque jeudi à 21 heures sur TF1.

David S. TRAN

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