Circulation A6-A7 : en 2020, les voitures circuleront sur deux voies

Deux lignes de bus express arriveront à l’horizon 2020. Une voie sera réservée aux bus. / Visuel Métropole
Deux lignes de bus express arriveront à l’horizon 2020. Une voie sera réservée aux bus. / Visuel Métropole

Avec la création de deux lignes “express” TCL, l’une au nord et l’autre au sud de Perrache, une voie sur trois sera désormais dédiée aux transports en communs. Les voitures seront ainsi cantonnées sur deux voies à l’horizon 2020.

C’est l’un des faits marquants de la première phase de la transformation en boulevard de l’axe entre Limonest-Dardilly et Pierre-Bénite : la création de nouvelles lignes de bus express TCL, avec une voie réservée, mais aussi l’apparition d’une voie de covoiturage, dans le but de faire baisser le nombre de voitures empruntant l’axe pour entrer dans le cœur de l’agglomération lyonnaise.

En effet, l’axe A6-A7 est officiellement une voirie métropolitaine entre Limonest-Dardilly et Pierre-Bénite, et ce, depuis le 1er novembre 2017. Mais si ce déclassement est effectif, une décennie sera nécessaire pour que cet axe autoroutier se transforme totalement en boulevard urbain. La première étape, qui a donné lieu à une concertation en avril dernier, est prévue à l’horizon 2020. Désormais, ces lignes de bus, d’une part, et les véhicules de covoiturage d’autre part, vont devoir trouver leur place sur une voirie qui va être réaménagée. Conséquence ? Les autres véhicules vont devoir se contenter parfois de voies à largeur réduite, et parfois moins nombreuses qu’aujourd’hui. La vitesse maximale sera alors passée à 70 km/h.

Une voie réservée aux bus

La ligne de bus express Nord reliera La Garde (à Limonest-Dardilly) à la gare de Vaise. Elle quittera l’actuelle A6 au niveau du Pérollier. La voie de bus sera créée à droite de la chaussée, sur l’actuelle bande d’arrêt d’urgence. Il restera trois voies de circulation dans chaque sens, mais celle de gauche pourra être réservée, à certaines heures, au covoiturage (à partir de deux personnes par voiture, véhicules Crit’air 0, taxis et VTC).

Au sud, la nouvelle ligne express reliera la halte ferroviaire d’Yvours-Irigny qui sera aménagée d’ici là à la place Bellecour. L’espace étant plus contraint, les bus et les véhicules de covoiturage (et autres cités plus haut) se partageront une voie réservée. Ce sera la voie de gauche. Il restera ainsi deux voies au lieu de trois pour le trafic général.

29,3

C’est, en millions d’euros, le coût de la première phase de requalification de l’axe A6-A7. La Métropole financera les travaux avec une subvention de 5 millions d’euros de l’État et 175 000 € de la Caisse des dépôts.

Contrôles radar pour le covoiturage en 2020

Pour le lancement de ces nouvelles lignes express, deux parcs-relais seront créés : l’un au nord, à La Garde (Dardilly-Limonest), qui comptera 150 places. Un nouveau pôle multimodal verra le jour, avec l’entrée en connexion des lignes TCL 3, 61, 89 et la ligne de cars du Rhône 118. Une aire de covoiturage et une consigne sécurisée pour les vélos sont aussi prévues. David Kimelfeld, président de la Métropole, avait répondu, lors de la concertation publique, que ce parc-relais pourrait être agrandi si cela s’avérait nécessaire.

La ligne express Nord, qui marquera un arrêt au niveau du lycée horticole (Techlid Nord), quittera l’A6 au Pérollier et verra son itinéraire aménagé jusqu’à la gare de Vaise. Un second pôle multimodal sera créé au niveau de la future gare ferroviaire d’Yvours, à Irigny, terminus de la ligne express Sud. Le parc-relais totalisera 280 places. La ligne express, en quittant l’A7 à Perrache, poursuivra son parcours jusqu’à Bellecour.

Les deux nouvelles lignes express seront donc en liaison avec le réseau ferré et le réseau métro, la ligne D pour la Nord et les lignes A et D pour la Sud. Le dispositif d’expérimentation de covoiturage, avec des aires jalonnant le parcours A6-A7, sera lancé quelques mois plus tard, en septembre 2020. Un système de caméras et radars permettra de contrôler si les véhicules circulant dans la voie de covoiturage sont autorisés à le faire. La police pourrait, sur le terrain, sanctionner les infractions d’une amende de 135 euros.

François SAMARD

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