EDUCATION Enseignement catholique : les grandes lignes de la rentrée

Des rapprochements sont en cours entre le collège Jean-Baptiste-de-Lassalle et les Lazaristes. Photo archives Maxime JEGAT
Des rapprochements sont en cours entre le collège Jean-Baptiste-de-Lassalle et les Lazaristes. Photo archives Maxime JEGAT

La rentrée a fourni l’occasion de faire le point sur les chiffres et les projets dans les établissements privés du diocèse de Lyon.

Des effectifs en augmentation

De façon logique, la progression démographique sur le Rhône concerne aussi les effectifs du privé sous contrat d’association avec l’État.

Avec 34 404 élèves prévus sur l’ensemble du diocèse (le Rhône ainsi que Roanne) le privé gagne autour de 500 élèves dans les écoles et les collèges (31 628 inscrits prévus). Selon ces chiffres fournis par la direction diocésaine, cette hausse est un peu plus marquée dans le privé que dans le public. En revanche, dans les lycées, les effectifs sont stables.

Des rapprochements entre établissements

Depuis son arrivée, le directeur diocésain Gilles de Bailliencourt exprime la volonté de rompre l’isolement de certaines écoles et d’augmenter la synergie entre les établissements.

Après la fusion entre Lestonnac et Chevreul, l’intégration de Charles-de-Serin à La Favorite, des rapprochements sont en cours entre Jean-Baptiste-de-Lassalle et les Lazaristes.

Une extension sur l’est lyonnais

Après le refus d’ouvrir une annexe de La Xavière, deux classes de sixième hors contrat avaient été créées à Saint-Priest, répondant à une volonté ancienne de s’implanter dans l’est lyonnais. Le rectorat a accepté de les passer sous contrat, ce qui signifie la prise en charge de la rémunération des enseignants.

Le collège continue donc de grossir, avec deux classes de cinquième (hors contrat) et l’espoir d’accueillir environ 450 élèves à l’horizon 2025 dans un secteur en forte poussée démographique.

La volonté d’accueillir davantage de migrants

Le pape François l’a dit, il faut accueillir les réfugiés.

Dans les établissements catholiques, le nombre d’UPE2A (classes spécialisées pour des élèves qui ne parlent pas français) est restreint : il y en a seulement deux. Ce n’est rien par rapport à l’accueil dans le secteur public (autour de 4 000 élèves).

« C’est certain, c’est peu et je souhaiterais davantage d’ouvertures », concède Gilles de Bailliencourt, le directeur diocésain, qui met toutefois en avant « des initiatives d’établissement, qui se font dans la discrétion, à savoir des accueils individuels, avec gratuité de la scolarité » « Entre les deux classes spécialisées, et ces initiatives, cela représente 99 élèves. Et 26 établissements indiquent qu’ils sont prêts à accueillir une UPE2A » , précise-t-il.

Un événement le 3 octobre

L’enseignement catholique organise des assises Laudato Si, le 3 octobre au domaine Saint-Joseph (Sainte-Foy-lès-Lyon). Une journée ouverte aux personnels, aux élèves, à leurs familles pour découvrir “l’écologie intégrale” à savoir la possibilité d’adopter un mode de vie plus respectueux des autres et de l’environnement.

M.F.

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