Consommation Clubs de remise en forme : la course à la croissance

Selon l’Erha (European Rythm Heart Association), 60 % de la clientèle de fitness est féminine. Photo d'illustration stock.adobe
Selon l’Erha (European Rythm Heart Association), 60 % de la clientèle de fitness est féminine. Photo d'illustration stock.adobe

Septembre, mois des bonnes résolutions dont celle de faire du sport. Parmi le choix pléthorique de clubs, les low cost commencent à essaimer en région lyonnaise. Ce qui n’inquiète pas pour autant les “historiques” qui parlent d’« un marché à fort potentiel de développement ».

Entre 250 et 300 clubs de remise en forme dans la Métropole : le marché du fitness est particulièrement en forme sur la région lyonnaise. Un marché lucratif en pleine expansion, mais aussi très concurrentiel avec l’apparition, il y a quelques années, de nouveaux concepts comme le “wellness” (bien-être) ou encore des clubs à thème (aquabiking, cross-fit, pilates…).

Cette offre de plus en plus diversifiée, avec l’arrivée du numérique, s’est tournée vers le low cost. En Métropole, l’irruption des clubs de gym dits “low cost” (car moins chers) s’est aujourd’hui clairement accélérée : aux Fitness Park, Maxifit, Neoness et Vitalib, vient désormais s’ajouter Basic Fit’. La chaîne hollandaise s’est implantée en mai dernier à Vaise dans le 9e  arrondissement de Lyon et a également prévu prochainement trois ouvertures (une à Vénissieux avec une surface de plus de 1 000 m², une à Bellecour et une à Villefranche-sur-Saône) et également une à Bourgoin-Jallieu (deux existants déjà à Saint-Etienne et un à Dole dans le Jura).

Grâce à un “kiosque” à l’entrée du club très sécurisé, on choisit sa formule, ses options (on peut aussi s’inscrire sur internet). Tout est automatisé : on rentre avec un badge et on vit sa vie !

19,99 euros la formule “Smart”

A 19,99 euros la formule “Smart” (formule la plus demandée chez Basic Fit’), ces prix cassés défient toute concurrence, et pour cause : pas de personnel, pas de coach sportif (sauf sur demande, avec un supplément)… Mais des machines “dernier cri”.

Fabienne, 36 ans, qui vient de s’inscrire chez Basic Fit’dans le 9e , y trouve son compte : « Le prix est clairement intéressant pour faire mes exercices de renforcement musculaire et des cours sur écran. C’est aussi à 5 minutes de chez moi, c’est donc très pratique », souligne-t-elle. Seul bémol, selon elle : le manque « d’explication du matériel ».

C’est l’un des arguments utilisés par l’un des “historiques”, L’Appart Fitness, gros acteur du fitness à Lyon : « Dans ces clubs low cost, on y fait du fitness solitaire. On est sans encadrement, sans conseil mais avec du numérique, des applications et des cours sans coachs (sinon il faut repayer). Donc c’est normal que cela coûte moins cher… », constate Patrick Mazerot, président fondateur de L’Appart Fitness(1).

Pour le Lyonnais, plus que les prix, le nerf de la guerre est la proximité : « 80 % des résiliations viennent du manque de temps ou d’un problème de proximité “travail, habitation, club” qui doit être au maximum à 15 minutes », explique celui qui possède 120 clubs en France, dont 35 à Lyon.

Pour lui, à l’image d’une gastronomie très diverse, il en faut pour tous les goûts et il y a de la place pour tout le monde dans le fitness : « C’est un marché qui va continuer à croître. Il y a 4 500 clubs de remise en forme aujourd’hui en France. Il y en aura 2 000 de plus dans quelques années car la France est à la traîne par rapport à ses voisins européens », prévoit-il. Reste à voir si tout le monde pourra “performer”.

1- Le groupe fondé à Lyon en 1997 a racheté en début d’année les enseignes Amazonia, Gigagym et Wideclub, et vient de rejoindre le top 5 des réseaux de fitness en France.

Sandrine RANCY

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