Transports Le réseau de bus est restructuré avec l’apparition de la nouvelle ligne T6

Au carrefour Pinel-Rockefeller, les lignes de T2/T5 ont été reprises pour croiser le T6. Photo Joël PHILIPPON
Au carrefour Pinel-Rockefeller, les lignes de T2/T5 ont été reprises pour croiser le T6. Photo Joël PHILIPPON

La nouvelle ligne forte ne doit pas faire doublon avec les lignes de bus existantes. Certaines sont donc limitées ou modifiées. Un travail subtil et parfois conflictuel.

L’itinéraire d’une nouvelle ligne forte de transports en commun (métro, tram) est généralement en partie inspiré de celui des lignes de bus qui connaissent de fortes fréquentations.

Sa mise en service entraîne donc systématiquement une réorganisation du réseau de bus auquel elle va se substituer. Sa vocation n’est pas de faire un véritable doublon avec une ligne de bus existant antérieurement ce qui paraîtrait illogique et préjudiciable économiquement.

Dans les faits, ce travail de restructuration est mené en croisant beaucoup de facteurs.

Directrice de l’exploitation au Sytral, Valérie Guillou explique que ses services travaillent avec ceux de la direction du développement dès le départ du projet et que c’est entre dix-huit mois et deux ans avant la mise en service de la nouvelle ligne que les réflexions sur la façon de réorganiser les bus commencent.

Elle explique « que plus une ligne de bus vient de loin par rapport à un axe lourd, plus il est judicieux de la rattacher à la nouvelle ligne dès le premier point d’entrée possible ».

En revanche, un autre principe général est de « conserver les lignes fortes de bus dans les environs pour leur permettre de venir renforcer la nouvelle ligne de métro ou de tram par des connexions ».

Dialogue avec les élus locaux

Les limitations de lignes existantes font néanmoins toujours grincer des dents. Cela change des habitudes et crée parfois, pour certains, de réels désavantages. Valérie Guillou met en avant « la défense de l’intérêt général du transport collectif ».

La directrice d’exploitation du Sytral insiste surtout sur le dialogue engagé avec les élus locaux : « Nous proposons souvent deux scénarios pour une ligne ».

Dans le cas de la création de la ligne T6, elle ne cache pas que la ligne C 22 sera « réinterrogée » sans plus de détails : « Il ne faut pas adapter trop tôt car des événements nouveaux peuvent apparaître d’ici à l’ouverture de la nouvelle ligne. »

François SAMARD

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?