Nouveau métier Nicolas Orieux et Julien Pagis, conseillers en dépollution intérieure

« Il existe plus de 15 solutions contre la pollution intérieure ».  Photo DR
« Il existe plus de 15 solutions contre la pollution intérieure ». Photo DR
L’ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)  rappelle que pour réduire l’exposition aux polluants de l’air intérieur, il convient en premier lieu « de limiter les émissions à la source et de ventiler les espaces ».  PHOTOPQR/L’UNION DE REIMS
L’ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rappelle que pour réduire l’exposition aux polluants de l’air intérieur, il convient en premier lieu « de limiter les émissions à la source et de ventiler les espaces ». PHOTOPQR/L’UNION DE REIMS
« Il existe plus de 15 solutions contre la pollution intérieure ».  Photo DR L’ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)  rappelle que pour réduire l’exposition aux polluants de l’air intérieur, il convient en premier lieu « de limiter les émissions à la source et de ventiler les espaces ».  PHOTOPQR/L’UNION DE REIMS

Les deux amis ont créé Bativ’Air santé, une société de conseil en dépollution d’intérieur basée à Meyzieu. Ils proposent un diagnostic gratuit et des axes d’amélioration pour respirer plus sainement chez soi.

Nicolas Orieux, 32 ans et Julien Pagis, 31 ans, ont sauté le pas de l’entreprenariat dans un domaine atypique. Ces amis ont monté Bativ’Air santé, une Sarl (Société à responsabilité limitée), basée à Meyzieu et spécialisée dans la dépollution d’intérieur. Ils se sont intéressés au sujet en devenant papas.

« On est soucieux de la qualité de l’air qu’on respire », indique Julien Pagis. Le duo propose de diagnostiquer votre intérieur et vous sensibiliser à la problématique. « Le diagnostic est gratuit, on se rémunère sur les travaux ».

« Le confinement et les polluants créent de nombreuses maladies. Selon l’Observatoire de la qualité de l’air, le taux de pollution intérieure est supérieur à la norme recommandée en France. Il y a plus de 500 polluants dans une maison », soulignent les entrepreneurs. Sans même évoquer la qualité de l’air… extérieur, saturé en ozone en ce moment.

Les deux Nantais d’origine ne fournissent pas de solution clé en main, mais des axes d’amélioration. Professionnels du bâtiment, ils savent quels matériaux privilégier pour construire, décorer et peindre sans s’intoxiquer. « Les gens achètent les produits les moins chers, pas les plus sains ».

« Il existe plus de 15 solutions contre la pollution intérieure ». Les données de leur appareil de mesure peuvent changer selon la saison, l’aération, les matériaux de construction utilisés, etc.

Les deux hommes se sont formés aux différents types de matériaux et polluants. Julien Pagis passe, en plus, un diplôme universitaire de conseiller médical en pollution intérieure.

L’un des polluants le plus présent est le formaldéhyde. En 2004, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) l’a classé comme « substance cancérogène avérée pour l’homme ». On la retrouve dans l’ameublement, les produits détergents, de construction… Les études ont également prouvé la nocivité des perturbateurs endocriniens et des composés organiques volatils. La crainte est l’effet cocktail des molécules toxiques. « C’est une prise de conscience d’une vraie problématique de santé publique »

Pratique Renseignements : 09.50.78.69.30, 9 h-12 h 30 et 13 h 30-17 h 30. Site internet en élaboration.

Les gens achètent les produits les moins chers, pas les plus sains

Nicolas Orieux et Julien Pagis, fondateurs de Bativ’Air

"Nous faisons un état des lieux, pièce par pièce"

Bativ’Air santé mesure le taux de pollution avec un appareil spécifique, ainsi que le débit d’air et vérifie les ventilations. « On explique les fondamentaux de la pollution. Aérer ne suffit pas. Nous faisons un état des lieux, pièce par pièce ». L’entreprise éclaire aussi sur « les principaux matériaux de construction utilisés dans le domicile visité, quels types de polluants ont été retrouvés et comment rénover », indiquent Nicolas Orieux et Julien Pagis. Ils émettent des préconisations pour assainir les lieux. Par exemple, « on peut redécorer avec de la peinture naturelle. Il existe des systèmes de ventilation avec filtre sanitaire. On mène des ateliers pour vous mettre en garde sur les produits que vous utilisez ».

Bativ’Air santé travaille avec des artisans qui fournissent des matériaux sains. « On ne prétend pas tout changer, mais si on peut réduire le taux de pollution, on aura gagné ».

> Aller plus loin sur le site de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. https ://www.anses.fr/fr/content/qualité-de-l’air-intérieur 

S.M.-T

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