start-up Avec Was Light , deux Lyonnais créent les visuels électroluminescents

Rudy Assal et Baptiste Bosser, co-fondateurs de Was light, présentent leurs premières réalisations.  Photo Joël PHILIPPON
Rudy Assal et Baptiste Bosser, co-fondateurs de Was light, présentent leurs premières réalisations. Photo Joël PHILIPPON

Lorsque Baptiste Bosser découvre le procédé de l’électroluminescence en vidéo en 2012, le jeune lyonnais pense immédiatement à le développer en France. Associé à un ami, Rudy Assal, ils parviennent à acquérir le procédé de fabrication en 2013 : il s’agit de la mise en lumière d’un visuel à partir d’une alimentation de faible consommation, environ deux à trois fois moins que les Led.

La société Was light est créée en avril 2014 et se spécialise rapidement dans le B2B, c’est-à-dire l’inter-entreprise. Boutique du LOU, bus de l’OL, les premières applications sont leurs meilleures publicités et l’activité décolle, car elle peut s’appliquer à tous les supports.

… Aujourd’hui les marchés explosent

Was Light est toujours basée boulevard Edmond-Michelet dans le 8e arrondissement de Lyon, mais non plus au n° 13 mais au n° 9. Un déménagement d’une cinquantaine de mètres mais un changement de taille puisque la surface de production est passée de 150 à 550 m2. « Depuis deux ans, nous continuons d’écrire notre histoire sans brûler les étapes » explique Baptiste Bosser, « Malgré le succès, malgré la demande, nous continuons à maîtriser notre progression ».

Une technologie unique en son genre

Résultat : le chiffre d’affaires double tous les ans et des commandes prestigieuses s’enchaînent : bus présidentiel, signalétique de la RATP, mais également Parc des Princes, ou premier tramway lumineux qui leur a permis de remporter l’Icona d’Or, sans parler des véhicules ou des tenues de sécurité… En quelques années, les qualités de cette technologie unique en son genre - faible consommation, souplesse et finesse de la zone luminescente, pas de limite de format, produit sur mesure - lui ouvrent de nouveaux marchés. Exploitée jusqu’à présent pour l’esthétisme lumineux, elle s’ouvre aujourd’hui à la santé et à la sécurité.

Une réponse à la pollution lumineuse

« Nous sommes en train d’équiper tous les véhicules d’intervention : nous avons commencé sur des véhicules de police, de pompiers mais aussi de patrouilles d’Eiffage. L’électroluminescence, combinée au côté réflecteur, permet d’être visible en permanence, notamment dans le brouillard ou la fumée, car il n’y a pas de halo lumineux : c’est révolutionnaire ! » explique-t-il.

Autre axe de développement, la pollution lumineuse, qui est aujourd’hui scientifiquement prouvée : les animaux souffrent de la luminosité excessive, sans parler des éclairages inadaptés ou de la pollution atmosphérique, les particules fines étant éclairées par les points lumineux et multipliant les dégâts.

« La force de l’électroluminescence, c’est justement d’éviter tous ces travers. C’est clairement l’avenir ! Si pour le moment, notre marché est français, nous pensons évidemment à nous ouvrir à l’Europe, tout en continuant à améliorer nos produits et en préparant justement leur homologation pour les vendre partout », conclut le cofondateur.

L’avenir ? C’est l’industrialisation

Si les boîtiers sont désormais faits sur-mesure dans le Rhône, il restait à passer à la phase d’industrialisation pour répondre à la demande grandissante de produits en série. « Grâce à une levée de fonds, nous passons à l’étape suivante et continuons notre progression. L’usine sera basée à Lyon : c’est essentiel pour nous d’être dans la ville des lumières ! Nous poursuivrons toutefois en parallèle la fabrication sur-mesure au siège, dans des délais de 10 à 15 jours comme aujourd’hui », explique Baptiste.

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