Lyon - start-up Piscine du Rhône : votre vélo entre de bonnes mains

La start-up Wheelskeep était présente lors du festival les Francofolies de la Rochelle, en juillet dernier. Photo WHEELSKEEP
La start-up Wheelskeep était présente lors du festival les Francofolies de la Rochelle, en juillet dernier. Photo WHEELSKEEP
Mathieu Labey et son application Wheelskeep. Photo Amandine EYMES
Mathieu Labey et son application Wheelskeep. Photo Amandine EYMES
La start-up Wheelskeep était présente lors du festival les Francofolies de la Rochelle, en juillet dernier. Photo WHEELSKEEP  Mathieu Labey et son application Wheelskeep. Photo Amandine EYMES

La start-up lyonnaise Wheelskeep mettra en place un premier parking test à charge des cyclistes, sur le quai Claude-Bernard au niveau de la piscine à partir du 15 août. L‘expérience durera jusqu’au 9 septembre.

Qui n’a jamais renoncé à enfourcher son vélo par peur de se le faire voler dans la rue ? Partant de ce constat, et après un énième vol de vélo en avril 2017, le Lyonnais Mathieu Labey a lancé la start-up Wheelskeep (“gardes roues” en anglais) en juillet 2017.

Le concept ? Créer des parkings dédiés aux vélos et aux trottinettes (ou bien utiliser ceux existants) et positionner une personne en chair et en os, un “keeper”, pour surveiller ce parking. Après l’accord de la municipalité pour occuper l’espace public, le fondateur de la start-up mettra en place un premier parking test du 15 août au 9 septembre devant le Centre nautique Tony-Bertrand (anciennement piscine du Rhône).

« À Lyon, on a des pistes cyclables partout, la ville est aménagée pour les cyclistes. Wheelskeep, c’est le dernier maillon de la chaîne », se réjouit Mathieu Labey.

Wheelskeep avait déjà surveillé les vélos des supporters du Lou Rugby lors des deux derniers matches de la saison au Matmut Stadium.

Pour se garer, une application ou un SMS

Alors comment ça marche pour les cyclistes ? Il suffit d’avoir un téléphone portable afin de faire une photo de son vélo avant et après le stationnement dans le parking.

Une application est aussi disponible. Par la suite, elle permettra de repérer facilement sur une carte les parkings vélos surveillés autour de soi ainsi que les emplacements libres, voire même de pouvoir réserver une place en avance.

« Les cyclistes peuvent envoyer un SMS à 3 € pour une prise en charge immédiate de leur vélo sans supplément de durée. Ceux qui installeront l’application bénéficieront d’un prix diminué à 2 € ou 1,50 € en achetant des check in (prise en charge) par dix sans limite de temps », explique le fondateur.

Quid des “keeper” ?

Wheelskeep souhaite employer des indépendants comme Deliveroo ou Uber, payés entre 11 et 15 € de l’heure de surveillance par roulement de deux ou quatre heures. « Le but est de créer de l’emploi non-qualifié : savoir utiliser un smartphone et être vigilant, c’est tout ce qu’on demande aux keeper », développe Mathieu Labey. Les contrats ne dépasseront pas 20 heures par semaine et quatre heures par jour.

Plus de stress donc, pour les cyclistes et en prime, la possibilité de se faire réparer son vélo lorsqu’il est au parking. À l’avenir, Mathieu Labey projette de détecter les parkings sauvages de Lyon et améliorer avec la Ville la répartition des arceaux.

Et pourquoi pas, développer des stationnements vélos au sein de la tour Oxygène ?

Pratique Du 15 août au 9 septembre, devant la piscine du Rhône, de 10 à 20 heures. Pour faire partie de l’équipe Wheelskeep, il suffit de s’inscrire directement dans l’application ou en contactant Wheelskeep à contact@wheelskeep.com

Je souhaiterais que les gens ne renoncent plus au vélo par peur du vol.

Mathieu Labey, fondateur de Wheelskeep

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