TRANSPORTS Lyko, le covoiturage qui fait planer

Capture d’écran
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Depuis le 2 juillet, une start-up coordonne du covoiturage entre des voyageurs en partance pour l’aéroport Saint-Exupéry depuis la métropole et inversement. Bilan.

Taxis, Rhônexpress, les solutions pour rejoindre ou revenir de l’aéroport Saint-Exupéry depuis Lyon ne manquent pas. Avec un budget relativement élevé.

La solution peut passer par Lyko. Cette start-up implantée à Villeurbanne, propose aux voyageurs de se retrouver, à un point choisi en amont, pour parcourir leur trajet et partager les frais. Ainsi, le trajet le plus éloigné (Vaise), coûtera de 11 à 12 € et l’on peut espérer payer 8 € depuis le quartier Mermoz. « On est loin des 60 € que je pouvais encaisser lorsque j’étais taxi », souligne Laurent Bouzon, directeur de la start-up et cofondateur du projet, à l’instar d’Adrien Hugon et Yacine Belarbi.

Déjà 3 000 visites par jour

En deux semaines d’essai, le succès est au rendez-vous. Dès la mi-juillet, le site comptait quelque 1 300 utilisateurs inscrits contre les 500 attendus, et plusieurs dizaines de réservations déjà effectuées. Parmi eux, on retrouve deux types de profil : les passagers et les conducteurs. La start-up s’arrange pour rassembler les passagers d’un même vol dans une voiture (pouvant également comprendre des salariés de l’aéroport). « Nous avons néanmoins une plus-value : celle d’une assurance trajet. C’est-à-dire que, même en cas d’annulation du conducteur pour diverses raisons, nous trouvons une alternative ou payons nous-même un chauffeur VTC pour que la course soit menée à bien. Tandis que sur un site de covoiturage comme Blablacar, si le chauffeur annule, il n’y a plus de départ. »

Deuxième plus-value pour la plateforme de mise en relation : aucun détour n’est effectué entre le lieu de rendez-vous et le lieu d’arrivée. En effet, si le covoiturage urbain ne connaît pas un fort succès, c’est en partie pour la perte de temps qu’elle cause, entre bouchons et liaisons indirectes pour récupérer tous les passagers : un problème désormais résolu.

La start-up à la conquête de la France

Après ce premier échantillon testé en région lyonnaise, Laurent Bouzon et ses collègues ont pour projet de se développer à travers l’Hexagone. « On devrait s’exporter à Paris dès octobre 2018 avec Beauvais, Orly, Charles-de-Gaulle dans le collimateur. À terme, le but est aussi de s’étendre à des villes comme Toulouse, Marseille ou Lille. » Si, pour l’instant, les réservations ne se font que via le site internet, une application sera lancée d’ici à trois mois.

À noter que les fondateurs lancent également une levée de fonds nécessaire à son développement.

Réservation des trajets sur www.lyko-app.com

Laura CHÈZE

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