Cosmétique Les barbes lyonnaises ont leurs huiles

Geoffrey Bourguignon, dans son atelier, où il a créé ses premières huiles à barbes.  Photo David TAPISSIER
Geoffrey Bourguignon, dans son atelier, où il a créé ses premières huiles à barbes. Photo David TAPISSIER
Une gamme variée de produits…  Photo David TAPISSIER
Une gamme variée de produits… Photo David TAPISSIER
Geoffrey Bourguignon, dans son atelier, où il a créé ses premières huiles à barbes.  Photo David TAPISSIER Une gamme variée de produits…  Photo David TAPISSIER

Lancée en 2015, la startup lyonnaise "Ça va barber" est en train de s’imposer dans le monde fermé de la cosmétique pour hommes.

« Rhaaa. la barbe »… Une expression qui a pris tout son sens fin 2014, pour Geoffrey Bourguignon. Le Lyonnais âgé de 25 ans, alors ingénieur informatique, a besoin de changer d’air. Il commence par changer de tête et se laisse pousser la barbe. Habitué à prendre soin de sa peau, il se retrouve rapidement avec une pilosité qui le démange… « Je me grattais toute la journée et j’ai cherché à comprendre pourquoi. J’ai trouvé des produits aux États-Unis, deux marques en France… mais c’était hors de prix. J’ai donc décidé d’essayer de me faire mes propres produits », explique-t-il.

Le voilà qui commande 100 € d’huiles végétales… et qui se lance dans ses premiers essais. « Le plus difficile, c’était de trouver le juste équilibre. Au début, c’était très gras, puis peu à peu j’ai trouvé le bon dosage. De nombreux amis m’en ont demandé et vu le succès du port de la barbe en 2015, je me suis décidé à me lancer ! »

Une auto-entreprise… Pour son anniversaire

Avril 2015, il crée Ça va barber. Lui qui aime les jeux de mots décide d’opter pour un côté décalé. Il se rapproche d’une savonnière croix-roussienne, Audrey Posokhow, pour tout apprendre du métier. « Entre faire ses huiles de barbe et les commercialiser pour essayer de les vendre… Il y a un monde ! Elle m’a beaucoup aidé pour constituer les dossiers cosmétiques, les tests, les contacts avec une toxicologue… Et surtout, elle m’a mis à disposition son laboratoire ». Un gain de temps et de coût indispensable pour un hobby puisqu’il continue de travailler dans la même société. Juin 2015, il sort sa première huile, “À la régulière”, neutre, bio et composée de cinq huiles végétales. Le succès est immédiatement au rendez-vous et il utilisera ce produit comme base des autres huiles qu’il sortira. Au fur et à mesure, il étoffe sa gamme de produits, lance deux nouvelles huiles et propose des coffrets. Début 2016, il passe à 80 % pour avoir un peu plus de temps pour ses objets « barbants ». Il fait ses premiers salons et vend en plus, savon pour le corps et shampoing à barbe et à cheveux.

Développer la cosmétique masculine

Ses chiffres sont en augmentation en 2017 mais il a de plus en plus de mal à maîtriser ses ventes. Il lance pourtant une 4e  huile, mentholée, mais aussi un savon à la bière qui cartonne en coffret. Le succès à Noël l’oblige à faire un choix : il quitte son emploi au printemps 2018. Désormais, il est aidé par son sous-traitant qui adore et propose ses produits dans les magasins bio. Du coup, il se concentre sur le côté commercial, communication et expédition. « Pour autant, j’ai plein de projet autour de la cosmétique masculine : un baume à barbe, décliné sur mes quatre huiles, mais aussi un déodorant et un gel douche. C’est prévu pour la rentrée, tout comme mon installation dans de nouveaux locaux. »

Et lorsqu’on lui parle du savon à barbe, qu’il ne propose pas, il sourit : « Mes produits sont faits pour que l’on garde sa barbe ! Mais je suis bon joueur : je travaille dessus pour en proposer un. Car un jour ou l’autre, la barbe, on la rase ! », conclut-il.

Boire… sans toucher sa moustache, c’est possible !

Le protège moustache : accessoire indispensable pour boire de la bière... ou son café ! Photo David TAPISSIER
Le protège moustache : accessoire indispensable pour boire de la bière... ou son café ! Photo David TAPISSIER

Vous cherchez une idée de cadeau originale ? La voici ! Déjà vu aux États-Unis, le mousclier ou protège moustache existe depuis le XVIIIe  siècle… À l’époque, il s’attachait derrière les oreilles. Geoffrey est le seul à le proposer en France, en métal recouvert de cuivre, depuis septembre dernier…

> Site internet http://www.cavabarber.fr/ 

David TAPISSIER

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