SORTIR Le Mékong village, un bout d’Asie au Grand parc de Miribel-Jonage

Le public mange sur des tables regroupées au milieu d’une terrasse centrale. Le personnel est mutualisé entre toutes les enseignes.  Photo Christophe GALLET
Le public mange sur des tables regroupées au milieu d’une terrasse centrale. Le personnel est mutualisé entre toutes les enseignes. Photo Christophe GALLET
17 containers ont été installés offrant divers types de cuisine asiatique.  Photo Christophe GALLET
17 containers ont été installés offrant divers types de cuisine asiatique. Photo Christophe GALLET
Le public mange sur des tables regroupées au milieu d’une terrasse centrale. Le personnel est mutualisé entre toutes les enseignes.  Photo Christophe GALLET 17 containers ont été installés offrant divers types de cuisine asiatique.  Photo Christophe GALLET

Copie d’un village cambodgien, le site propose de la restauration asiatique, mais aussi diverses boutiques allant de la création artisanale au tatouage.

La porte est imposante. On entre en passant sous un porche. Immédiatement, les effluves des restaurants asiatiques se font sentir. On est au Mékong village. Le site se situe à la sortie n° 4 de l’autoroute A42, dans l’enceinte du Grand parc de Miribel-Jonage. C’était déjà un lieu de restauration réputé depuis trente-cinq ans. C’est devenu aujourd’hui un bout d’Asie dans toute sa diversité.

Le projet est né à la suite de l’appel d’offres lancé par le Grand parc pour renouveler la concession. « Papa Sam, qui avait déjà un étal au Mékong , l’ancien site, son fils Dominique Sam et Laurent Dauriac se sont unis pour porter à bout de bras une idée qui leur trottait dans la tête depuis longtemps. Comme l’ancienne génération passait la main, ils ont voulu recréer ici un village typique du Cambodge », explique Kaïs, un des membres responsables de l’équipe qui anime le village.

Table commune

Ces villages cambodgiens s’agrègent avec pour épine dorsale une place centrale et, tout autour, des containers maritimes transformés en restaurants. « On achète sa nourriture dans un des étals, on s’installe ensuite en terrasse, et une équipe mutualisée se charge du reste, de faire le service, la relation client. Le cuisinier n’est plus accaparé par cela. Il peut faire tranquillement son métier », relate Kaïs.

Ici, le village s’étend sur environ 500 m2. La place est animée par 17 stands notamment de restauration. Cela va des spécialités asiatiques (thaï, vietnamienne, laotienne, etc.) à la cuisine fusion ou plus traditionnelle (burgers, crêpes, etc.). Ceux qui tiennent ces containers sont tous là pour mettre en avant leur culture.

« Moi, je veux faire connaître la cuisine coréenne. Ce n’est pas évident. Nous ne sommes qu’une toute petite communauté sur Lyon. Venir au Mékong village est une opportunité pour promouvoir notre culture », assure Mme Lim, qui tient à Lyon un restaurant coréen dans le 7e  arrondissement. Les restaurateurs ont tous pignon sur rue. Ils se côtoient et entretiennent de bonnes relations.

« Ce qui nous a plu ici, c’est que chacun peut faire son choix pour ensuite se retrouver au milieu, sur la table commune », résume Vincent Pouvais qui tient la crêperie bretonne. Le village a ouvert le 1er juin après un mois d’intenses travaux. « Il a fallu le temps que les anciens du Mékong démontent leurs stands. Nous, nous avons avancé en aménageant les containers à partir du parking. Grâce à cette grosse préparation, nous avons pu ouvrir à temps pour cette saison qui durera jusqu’en octobre », explique Kaïs.

Depuis, le site, qui emploie une dizaine de personnes environ en terrasse, ne désemplit pas. « Les gens apprécient cette nouvelle dimension d’accueil plus large, ce bout d’Asie qu’ils peuvent trouver à quelques minutes de Lyon. Ils voient que c’est moderne, que cela bouge. Les restaurateurs sont satisfaits car ils peuvent s’exprimer au travers de leur cuisine », résume Kaïs.

Mentionnons que le côté “arts martiaux” du patrimoine culturel asiatique n’a pas été oublié. Un camp thaïlandais a été reproduit dans l’enceinte. Géré par un collectif d’associations, le Naga spirit camp vise à éduquer à travers le sport. Le lieu est multidisciplinaire et unique en France. À terme un ring et une cage MMA seront montés. Tout n’est en effet pas encore terminé. Des travaux restent à faire qui verront à terme un village d’artisans créateurs et un espace bien-être s’ériger.

Mékong village, ouvert jusqu’en octobre, entrée libre, restauration toute la journée, animations en soirée. Sortie n°4 de l’autoroute A42 au Nord du Grand parc, chemin des Sablettes à Vaulx-en-Velin.

Un projet « qui rassemble »

Didier Martinet, le directeur du Grand parc, se dit très satisfait du projet proposé par Papa Sam, son fils Dominique et Laurent Dauriac : « Ils ont imaginé un concept très sympa et intéressant. Il y a toujours eu une buvette asiatique sur le Grand parc. Avec leur village, on passe dans une autre dimension car c’est un projet global qui ne cherche qu’à se développer et qui rassemble la communauté asiatique. » Le dirigeant est séduit par l’aspect fédérateur. Il rappelle que cette communauté est assez éclatée dans les installations du Grand parc. « C’est bien que l’on fasse quelque chose de commun et qu’en plus, on ajoute d’autres activités. »

Concernant le modèle économique, Didier Martinet indique qu’un important investissement a été réalisé. « Ces données économiques sont un de nos critères de sélection pour les appels d’offres de nos six buvettes. Pour le Mékong , il y a eu deux projets. C’est le leur qui l’a emporté, même si l’autre projet était également bon », convient le responsable. La concession, qui consiste en une location du terrain et l’acheminement de l’eau et de l’électricité, a été attribuée pour trois ans.

Les autres buvettes du Grand parc sont La Mama, La Baraka, Les Terrasses des îles, Les Saveurs du Grand parc et l’étal d’un marchand ambulant. Elles sont présentes pour pouvoir proposer des espaces de détente et de restauration aux visiteurs.

Christophe GALLET

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