Ils font la ville Le FC Ménival si fier de son enfant, Samuel Umtiti

Françoise Plasse-Sabara, bénévole qui lavait ses maillots et suit toujours les exploits de « son petit », et Djoudi Boumaza, président   du FC Ménival.  Photo Jean-Christophe MORERA
Françoise Plasse-Sabara, bénévole qui lavait ses maillots et suit toujours les exploits de « son petit », et Djoudi Boumaza, président du FC Ménival. Photo Jean-Christophe MORERA
Le FC Ménival a été le premier club de Samuel Umtiti : voici   sa première licence de footballeur.  Photo Jean-Christophe MORERA
Le FC Ménival a été le premier club de Samuel Umtiti : voici sa première licence de footballeur. Photo Jean-Christophe MORERA
Alain Gonnard, son premier entraîneur au FC Ménival.    Photo Jean-Christophe MORERA
Alain Gonnard, son premier entraîneur au FC Ménival. Photo Jean-Christophe MORERA
Françoise Plasse-Sabara, bénévole qui lavait ses maillots et suit toujours les exploits de « son petit », et Djoudi Boumaza, président   du FC Ménival.  Photo Jean-Christophe MORERA Le FC Ménival a été le premier club de Samuel Umtiti : voici   sa première licence de footballeur.  Photo Jean-Christophe MORERA Alain Gonnard, son premier entraîneur au FC Ménival.    Photo Jean-Christophe MORERA

La Coupe du monde se déroule aussi à Ménival, où le club formateur n’a d’yeux que pour Samuel Umtiti, qui a propulsé les Bleus en finale du Mondial contre la Belgique.

Des sourires et une immense fierté. Depuis la qualification des Bleus en finale du Mondial grâce au but de l’enfant du club, le FC Ménival est plongé dans l’effervescence. Ce mercredi matin, la télévision tournait en boucle dans le club house avant le départ des enfants en stage d’été. Partout, accrochées au mur, des photos d’Umtiti (24 ans) : Samuel à l’âge de 8 ans, Samuel en dédicaces avec ses copains Lacazette, Tolisso, Ferri ; Samuel à côté de Françoise Plasse-Sabara, fan de foot, bénévole dirigeante depuis quarante ans ; Samuel avec les enfants du club ; son maillot floqué du numéro 23 dans un cadre.

« Il a beaucoup bossé pour en arriver là ! »

Les yeux brillants, son premier entraîneur, Alain Gonnard ne cache pas son émotion devant la première licence du gone en 1999-2000, domicilié alors aux Battières : « Je ressens beaucoup de fierté. Je suis très heureux pour lui. Il a beaucoup bossé pour en arriver là ! »

Samuel Umtiti a la passion du football chevillé au corps depuis tout petit. À 5 ans, lorsqu’il a débarqué au FC Ménival accompagné par son frère aîné, il impressionnait déjà son monde. Alain Gonnard se souvient d’un garçon timide, réservé mais déjà dingue de foot : « Il en demandait toujours plus. C’était le seul qui alternait avec les poussins deux entraînements par semaine. Et vous savez quoi ? Après la cantine, il jouait encore au foot. Mon épouse Jocelyne, qui travaillait à l’école Diderot, peut vous le confirmer. »

L’image d’un défenseur gaillard pour son âge et très à l’aise techniquement est restée gravée dans les mémoires. Mais surtout, Alain Gonnard répète à l’envi : « Samuel a toujours fait preuve d’une grande humilité. C’est un gentil, doté d’une très bonne mentalité ». Autant de qualités qui en font un exemple pour les jeunes du club. Le président du FC Ménival depuis bientôt dix ans, Djoudi Boumaza, ne dira pas le contraire. Lui qui a longtemps suivi les pérégrinations du petit Franco-Camerounais : « J’ai travaillé au centre de formation de l’OL de 2002 à 2010, j’ai vu arriver Samuel quand il a signé, à l’âge de 8 ans. Je le voyais tous les jours avec son copain Sébastien Flochon, qui nous a invités à son mariage récemment », s’amuse le président.

C’est que le FC Ménival, dans le sillage de Samuel, a formé d’autres grands joueurs : Sébastien Flochon (25 ans) justement, finaliste de la coupe de France avec Les Herbiers, Mickaël Poté (24 ans), international béninois, Goran Jerkovic (32 ans), qualifié en ligue des champions.

Pour l’heure, c’est Umtiti qui revient dans les conversations : un garçon patient qui n’a jamais renié son club formateur de cœur, formidable avec les enfants et venant régulièrement fouler la pelouse du stade Alexandre-Morin, jusqu’à sa signature au FC Barcelone, en 2016. Une signature prestigieuse qui n’a rien rapporté au club du 5e  : l’année d’école de football ne comptant pas, Samuel Umtiti ne sera pas resté assez longtemps à Ménival.

Dimanche à 17 heures, le FC Ménival prévoit de savourer la finale du Mondial au club, en famille. Tous obnubilés par leur défenseur préféré.

Nadine MICHOLIN

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