Exposition Le Japon, toujours plein d’esprits

Les photos de Charles Fréger, des cérémonies pour favoriser les récoltes. Photo Joël PHILIPPON
Les photos de Charles Fréger, des cérémonies pour favoriser les récoltes. Photo Joël PHILIPPON
La scénographie a été réalisée en interne par Gilles Mugnier. Photo Joël PHILIPPON
La scénographie a été réalisée en interne par Gilles Mugnier. Photo Joël PHILIPPON
Les photos de Charles Fréger, des cérémonies pour favoriser les récoltes. Photo Joël PHILIPPON La scénographie a été réalisée en interne par Gilles Mugnier. Photo Joël PHILIPPON

“Yokainoshima”, la nouvelle expo du musée des Confluences, associe les collections d’Emile Guimet et les photos de Charles Fréget : étonnant.

C’est la surprise de la nouvelle exposition du musée des Confluences : encore aujourd’hui, les esprits nourrissent la culture japonaise. Illustration est donnée avec les 83 clichés de Charles Fréger.

Entre 2013 et 2015, ce photographe français a fait cinq voyages pour localiser ces festivités qui célèbrent le passage des saisons et l’abondance des récoltes, rencontrer les gens… Et se faire accepter. Car il n’a pas pris ses photos sur le vif, mais demandé à les mettre en scène, plus tard. Néanmoins, tout est authentique : ce sont bien des habitants, des agriculteurs ou des pêcheurs (regardez leurs mains de travailleur) qui posent avec des masques et des tenues conservés dans les temples.

La récolte à Fukushima

« Certains ont accepté de patienter en habit de paille dans la neige et le froid, cela montre leur implication », souligne l’artiste. Ces cérémonies se déroulent sur tout l’archipel, sa série sur la danse des sept dieux et le repiquage de riz, par exemple, a été effectuée à 60 km de la centrale de Fukushima.

Ces clichés grand format ceinturent l’espace et « dialoguent » avec les objets des XIXe et XXe , issus, notamment, des collections d’Émile Guimet. « Beaucoup sont liés au domaine spirituel car il avait le projet d’ouvrir un musée des religions », rappelle Deirdre Emmons, chargée des collections d’Asie.

Une armure en laque rouge

Le parcours décrit la multitude de divinités et d’esprits qui peuplent les traditions, À travers trois prismes : invoquer, incarner, interpréter. Il met en scène les trésors des Confluences : la déesse Kannon et ses multiples bras, un autel bouddhiste familial reconstitué à cette occasion à partir de pièces éparses dans les réserves, une armure de samouraï en laque rouge, un singe (« chasseur de démon ») et un renard (« messager de la divinité »), tous deux naturalisés, etc. 

Le masque de Chirac

Et l’exposition s’achève avec cette curiosité, un masque buaku en bois datant du XVIIIe siècle, fidèle portait de… Jacques Chirac. « Dans le théâtre nô qui durait plusieurs heures, souligne la guide, ces masques faisaient les interludes comiques entre les actes ».

Infos pratiques

“Yokainoshima, Esprit du Japon", jusqu’au 25 août 2019, au musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon 2e.

Du mardi au vendredi de 11 à 19 heures, samedi et dimanche de 10 à 19 heures. Jeudi nocturne jusqu’à 22 heures.

Tarif : 9 euros, gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 26 ans.

Catalogue, 58 pages : 18 euros. 

A voir aussi

"Touaregs", jusqu’au 4 novembre. D’autres traditions.

“Hugo Pratt, lignes d’horizons”. Jusqu’au 24 mars 2019. Spectaculaire.

Plus d’infos en cliquant ici.

Isabelle BRIONE

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?