Immobilier Pour les notaires, il n’y a pas d’envolée des prix de l’immobilier à Lyon

La part des acquéreurs étrangers à Lyon n’est que de 2 %.  Photo Philippe JUSTE
La part des acquéreurs étrangers à Lyon n’est que de 2 %. Photo Philippe JUSTE

2018 est marquée par une baisse des volumes de ventes dans l’immobilier ancien et un assagissement en termes de prix. « Mais pas de quoi s’inquiéter », avance Me  Pierre Bazaille de la Chambre des notaires du Rhône.

C’est pour couper court « en urgence » aux supposées envolées des prix à deux chiffres sur les Pentes de la Croix-Rousse et ailleurs, qui peuvent fausser l’appréhension du marché immobilier lyonnais que Michel Le Faou, président de l’Agence d’urbanisme de l’aire métropolitaine lyonnaise, a convié Me Pierre Bazaille de la Chambre des notaires du Rhône pour dévoiler « les vrais prix de l’ancien » à l’aune de l’observatoire partenarial Habitat. Oui, les vrais prix, puisque les bases de données des notaires, alimentées systématiquement, sont incontestablement les plus exhaustives et les plus fiables.

Tassement des ventes en 2018

Des statistiques qui s’appuient sur les prix réels entérinés à la signature de l’acte authentique et qui sont aujourd’hui enregistrées « dans un délai maximum de trois mois », avance Me Pierre Bazaille, le pionnier de la statistique immobilière des notaires en France. Une exhaustivité et une fiabilité qui rend aujourd’hui la statistique immobilière des notaires la plus crédible. Celle-ci ne s’appuie pas sur de simples algorithmes encore perfectibles, sur des prix de ventes affichés – et non réalisés – qui ne reflètent pas la réalité du marché, ou sur des échantillonnages restreints. Attention ! N’imaginez pas que le prix de votre appartement sur les Pentes de la Croix Rousse a vu son prix flamber de 20 % cette année. Me Pierre Bazaille observe un tassement du volume de ventes en 2018, un assagissement en termes de prix « surtout en périphérie lyonnaise ». Si la hiérarchie des quartiers les plus prisés reste peu ou prou la même, l’expert se dit convaincu que Gerland « sera le Charlemagne de demain ». Une chose est sûre selon lui « comparativement à d’autres villes, on ne fait jamais de mauvaise affaire à Lyon. Nous sommes sur un marché sain, non spéculatif ». Une analyse que Michel Le Faou n’a pu que corroborer en évoquant la dynamique économique de la métropole lyonnaise et de la croissance avérée de sa démographie. Deux éléments qui ne font que justifier la pertinence d’un investissement immobilier dans la métropole lyonnaise. Laquelle n’interdit pas aux acquéreurs et aux revendeurs de penser leur projet à long terme avec une vraie analyse du marché.

Franck BENSAID

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