Mode Alory, des vêtements durables à Lyon

Laure Nebout-Reyx travaille en sous-traitance avec Lahso, un atelier de couture et de réinsertion, pour la fabrication de ses modèles. / Photo David TAPISSIER
Laure Nebout-Reyx travaille en sous-traitance avec Lahso, un atelier de couture et de réinsertion, pour la fabrication de ses modèles. / Photo David TAPISSIER
Rendez-vous pour un vide-dressing, le 17 juin au 2, rue d’Austerlitz à Lyon 4e. / Photo David TAPISSIER
Rendez-vous pour un vide-dressing, le 17 juin au 2, rue d’Austerlitz à Lyon 4e. / Photo David TAPISSIER
Laure Nebout-Reyx travaille en sous-traitance avec Lahso, un atelier de couture et de réinsertion, pour la fabrication de ses modèles. / Photo David TAPISSIER Rendez-vous pour un vide-dressing, le 17 juin au 2, rue d’Austerlitz à Lyon 4e. / Photo David TAPISSIER

Avec Alory, la Lyonnaise Laure Nebout-Reyx livre sa version de la mode du futur : elle sera, selon elle, éthique et respectueuse de l’environnement.

Après la nourriture, l’hygiène, la santé, la préoccupation du durable et de l’écoresponsabilité gagne peu à peu le secteur de la confection. C’est en tout cas le cheval de bataille de Laure Nebout-Reyx. Formée à la couture à Nîmes, puis spécialisée dans les techniques spécifiques de la lingerie à Paris, c’est lors d’un stage à Barcelone, en 2016, que la Lyonnaise de 22 ans découvre la revalorisation textile.

« Cette entreprise récupérait des vieux vêtements colorés et démodés et les travaillait en sacs. J’ai trouvé l’idée géniale », explique-t-elle.

Une mode en harmonie avec ses valeurs

Cette idée, qui correspond complètement aux valeurs qu’elle défend, fait son chemin. Elle commence à dessiner ses patrons, puis à récupérer des chutes de tissus (lire ci-dessous). Et, de retour à Lyon en septembre 2017, elle s’y met plus sérieusement. Première étape, s’intéresser à l’aspect entrepreneurial du projet en intégrant le programme Beelys, un pôle universitaire spécialiste de l’accompagnement des jeunes entrepreneurs.

« En fait, en dehors de la technique de couture, j’avais tout à apprendre : business plan, communication, etc. J’avais également besoin de structurer mon projet et de faire des choix pour ma collection de prêt-à-porter », rajoute-t-elle. Résultat, elle repense sa collection, qui, depuis le début du mois de juin, est composée de six pièces différentes (chemise, jupe, tee-shirt, etc.) et propose des modèles du XS au XXL.

En quelques mois, la jeune femme se rend à l’évidence : elle n’est plus seulement couturière, elle est multitâche ! Elle s’occupe aussi bien du stylisme que du marketing, de la recherche et de l’acquisition de la matière première ou de la communication. « Je ne pouvais plus tout faire. J’ai décidé de faire appel à Lahso, un atelier de couture et de réinsertion pour effectuer la partie couture en sous-traitance. C’est une structure qui partage mes valeurs : revalorisation, adaptation en permanence à la matière », explique la Lyonnaise.

Tester le modèle économique avec Ulule

Reste le tarif, qui est relativement élevé : de 35 € pour un tee-shirt à 170 € pour une pièce élaborée. « Les tarifs peuvent paraître élevés, mais c’est du made in Lyon, et les pièces sont sur mesure et uniques. Du coup, ce n’est pas si cher que ça… », se défend-elle.

Elle teste donc son modèle économique et a choisi le financement participatif pour payer la première production. Et ça marche !

En une semaine, elle a dépassé les 50 % et 46 personnes ont déjà acquis un vêtement via la plateforme Ulule. « On se rend compte que de plus en plus de personnes sont sensibilisées, même si la mode durable et responsable n’est pas encore rentrée dans les mœurs. Il faut simplement persévérer en ce sens car, pour moi, la mode du futur sera éthique et respectueuse de l’environnement », conclut la jeune Lyonnaise qui se donne huit mois pour voir quel sera l’accueil des clients.

Il ne lui reste donc qu’à se faire connaître : quoi de mieux qu’un vide-dressing, le 17 juin au 2, rue d’Austerlitz à Lyon 4e, pour présenter ses modèles et proposer un atelier couture recréant la mode de demain ?

Sur internet : www.aloryparis.fr

La mode du futur sera éthique et respectueuse de l’environnement

Laure Nebout-Reyx

Les chutes de tissus sont au cœur du projet

Photo David TAPISSIER
Photo David TAPISSIER

Tout est parti d’une créatrice de robes de mariées, démarchée à Paris. Elle a trouvé son idée géniale et, du coup, s’est débarrassée de ses chutes de robes. Aujourd’hui, Laure en a récupéré suffisamment dans un premier temps pour faire ses pièces uniques. Elle travaille en fonction des patrons et des découpes qu’elle a chinées. « Attention, chutes ne veut pas dire que je fais du patchwork ! En fait, ce que j’appelle chutes, ce sont des morceaux de découpe de moins de deux mètres. La plupart du temps, je peux y faire un vêtement », détaille-t-elle.

David Tapissier

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