Lyon 2e Où est passée la plaque de la passerelle Saint-Georges ?

L’inscription rappelait le souvenir de l’abbé Couturier, pionnier de l’œcuménisme (dialogue pour l’unité des chrétiens).  Photo Nicolas BALLET
L’inscription rappelait le souvenir de l’abbé Couturier, pionnier de l’œcuménisme (dialogue pour l’unité des chrétiens). Photo Nicolas BALLET

Sur le quai Tilsitt, l’inscription rappelant le souvenir de l’abbé Couturier, pionnier de l’œcuménisme, n’est plus visible depuis plusieurs jours.

Vol ? Vandalisme ? Ou projet de remplacement ? Depuis au moins une semaine, la plaque de la passerelle de l’abbé Couturier à Lyon 2e , dite « passerelle Saint-Georges », a disparu de son emplacement, côté quai Tilsitt. Elle rappelait le souvenir de ce « pionnier de l’œcuménisme » : c’est la mention que pouvait lire le passant. Sollicité jeudi 31 mai, le service de communication de la Ville de Lyon n’avait pas donné suite au 5 juin. Ces dernières années, cette plaque avait plusieurs fois été tagguée. Né et mort à Lyon, Paul Couturier (1881-1953) avait œuvré de manière considérable au rapprochement entre chrétiens, orthodoxes et catholiques, comme le raconte très bien le livre de Maurice Villain, paru en 1964 chez Casterman ( L’abbé Paul Couturier ) et dont les moines de Tibhirine possèdent un exemplaire dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, à Midelt, au Maroc. L’auteur y détaillait comment le prêtre s’était appuyé sur le chant, en particulier à l’église du Bon-Pasteur (Lyon 1er ) aujourd’hui désaffectée et pourtant si chargée de glorieux souvenirs, pour créer des passerelles entre les « frères ennemis » du christianisme. Ce mouvement de dialogue amorcé à Lyon, et poursuivi avec les protestants, avait fait partie des initiatives qui avaient nourri l’ouverture de l’Église catholique concrétisée notamment par le concile Vatican II, dans les années soixante.

Nicolas BALLET

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