Politique « Il y aura une liste socialiste à Lyon en 2020 aux municipales et à la Métropole »

Le maire de Bourg-en-Bresse, Jean François Debat, constate que face à « une politique de droite menée par Emmanuel Macron, de nombreux sympathisants de gauche l’ont abandonné ».  Photo archives Jean-Pierre BALFIN
Le maire de Bourg-en-Bresse, Jean François Debat, constate que face à « une politique de droite menée par Emmanuel Macron, de nombreux sympathisants de gauche l’ont abandonné ». Photo archives Jean-Pierre BALFIN

Jean-François Debat, référent régional et secrétaire national du PS, se veut tout à la fois optimiste et prudent pour son parti qui a « prouvé qu’il n’était pas mort ».

« Il y aura une liste socialiste avec ses alliés aux élections municipales et métropolitaines à Lyon en 2020 ». En affirmant cela, Jean-François Debat, référent régional du PS, énonce ce qui est pour lui une évidence : « La République en marche soutient une politique de droite qui n’est pas compatible avec les valeurs de gauche que nous portons », a-t-il expliqué hier en rencontrant la presse. Il n’a pas le sentiment d’être déloyal : « Pourquoi à Bourg-en-Bresse, Paris, Nantes et dans d’autres villes socialistes les macronistes auraient-ils le droit de dire qu’ils veulent nous chasser de la mairie, et pas nous de dire que nous voulons reprendre une ville dont le maire fut socialiste ? ».

Nouveau projet, nouvelles pratiques

Reconnaissant que son parti « a beaucoup déçu », il considère qu’il est sorti de la zone mortelle « qui était celle dans laquelle on nous avait enfermés après le désastre de la présidentielle et des législatives ». Certes, « nous n’avons pas reconquis les sympathisants qui nous ont quittés et c’est notre travail avec la nouvelle équipe de direction du PS de proposer un nouveau projet et de nouvelles pratiques ». En restant fermement à gauche : « La sociale démocratie repose sur le partage des richesses. Il n’y a rien de social démocrate chez Emmanuel Macron. »

Jean-François Debat relève en effet que des déçus il y en a aussi beaucoup chez les macronistes de l’an dernier : « Aujourd’hui, la base de soutien qu’a le chef de l’État, se situe très majoritairement à droite, alors qu’au moment de la présidentielle elle était pour les trois quarts de gauche. Beaucoup qui ont cru alors, de bonne foi, en son discours humaniste et ouvert ont constaté que sa politique était en fait une politique de droite. »

Ces gens-là reviennent-ils vers les socialistes ? « Non, ils quittent Macron mais nous disent qu’ils attendent de voir ce que nous, nous sommes capables d’inventer. »

Pour le président du groupe PS au conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, « les municipales seront un test pour nous. Nous avons encore des bases locales solides. Nos élus – et il nous en reste beaucoup – sont appréciés sur le terrain. Nous devrions, globalement, conserver nos positions. Alors la preuve sera faite que nous pouvons encore séduire et rencontrer notre électorat ; alors la phase de reconquête commencera ». Jean-François Debat se veut toutefois autant optimiste que réaliste et surtout prudent : il ne pense pas que les socialistes seront forcément capables de redevenir majoritaires en 2022 mais de retrouver une place centrale sur l’échiquier politique, si.

Michel RIVET-PARUREL

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?