Transports Supraways pourrait construire un réseau dans les Yvelines

Supraways ne cache pas son envie de relier Saint-Etienne à Lyon par ce système de cabines / Photo Supraways
Supraways ne cache pas son envie de relier Saint-Etienne à Lyon par ce système de cabines / Photo Supraways

La petite société implantée dans le Rhône, qui veut développer un réseau de cabines autonomes circulant sur un rail aérien, a lancé des études avancées sur plusieurs sites.

Depuis l’été dernier, l’idée des Supras, véhicules suspendus à des rails, fait son chemin et a connu quelques coups d’accélérateur. Supraways, une SAS créée il y a trois ans, possède son siège à Marcilly-d’Azergues mais l’entreprise est “incubée” à l’EM, à Écully.

Claude Escala, le patron de Supraways, ne cache pas son envie de porter des projets dans la région lyonnaise (il a notamment formulé plusieurs propositions pour relier Saint-Etienne à Lyon ou équiper le futur boulevard urbain de la Métropole), mais pour l’instant, les études signées l’emmenèrent plutôt en région parisienne et notamment à Saint-Quentin-en-Yvelines. La ville – 227 427 habitants, située à 20 km de Paris – étudie en effet la possibilité d’un réseau Supraways de 125 kilomètres (une centaine de stations) pour « rabattre les voyageurs sur les grands systèmes de transports » type métro et irriguer la ville de Saint-Quentin. Un site pilote pourrait voir le jour entre 2020 et 2023 sur 7 kilomètres. Le projet est encore en phase d’étude mais réjouit Claude Escala : « en trois ans d’existence, nous avons stabilisé notre modèle économique. » Place désormais à une phase plus concrète du développement de l’entreprise.

Des contacts avec Grenoble

Une autre étude a également été signée avec l’agglomération de Thionville : « Le premier bouchon de France se trouve là, explique Claude Escala, tous les matins 100 000  personnes sont bloquées entre Thionville et le Luxembourg, il y a une vraie problématique de transports. »

Parmi les villes spécialistes des bouchons, Grenoble pourrait aussi se montrer intéressée par les Supras, bien qu’aucune étude n’ait encore été signée.

En attendant, Claude Escala étoffe son équipe et vient de recruter trois ingénieurs, dont un spécialisé dans l’intelligence artificielle : « pour développer la gestion des véhicules et éviter les collisions. »

Elise Colin

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