Football La Russie ne réussit pas à l’OL

Anthony Lopes était déjà du dernier déplacement lyonnais en Russie / Photo Stéphane Guiochon
Anthony Lopes était déjà du dernier déplacement lyonnais en Russie / Photo Stéphane Guiochon

Dans son histoire, le club lyonnais n'a disputé que trois matches dans le pays des tsars, où il disputera, jeudi à Moscou, son huitième de finale aller de Ligue Europa. Avec des fortunes diverses, et en tout cas sans victoire.

L’OL s’envole ce mercredi en fin de matinée pour Moscou, où il affrontera le CSKA jeudi soir (19 heures) en huitième de finale aller de Ligue Europa. Un déplacement compliqué : le club lyonnais ne s’est en effet jamais imposé en Russie.

Spartak Moscou-OL 1-1, Ligue des champions 2000/01

Après une première participation à la Ligue des champions qui a tourné court l’année précédente (élimination face aux Slovènes de Maribor dès le troisième tour de qualification), l’OL élimine les Slovaques de l’Inter Bratislava et découvre enfin la phase de groupes de la compétition. Ou plutôt les phases de groupes, car il y en a à l’époque deux. La première se passe à merveille pour l’équipe de Jacques Santini. Les Lyonnais se qualifient, derrière Valence mais devant l’Olympiacos et Heerenveen. La deuxième phase de poules est plus compliquée -c’est le principe. Lyon y affronte du lourd, le Bayern Munich, Arsenal et le Spartak Moscou. Mais les coéquipiers de Grégory Coupet font mieux que de résister, avec notamment deux succès 3-0 à Gerland contre les Russes et les Allemands (avec un doublé du jeune Sidney Govou contre Oliver Kahn). Le dernier match à Moscou est donc décisif. Il débute mal pour l’OL : Edmilson accroche un attaquant russe dans sa surface et le penalty qui suit est converti dès la 4e minute. Sonny Anderson égalise après l’heure de jeu, de nouveau sur penalty, mais le Spartak repousse les assauts lyonnais. 1-1 score final. Même si le parcours est plus qu’honorable pour une première vraie participation à la C1, la fin laisse un goût amer. Avec une victoire à Moscou, l’OL se serait qualifié pour les quarts de finale.

Rubin Kazan-OL 1-1, Ligue des champions 2011/12

Ce 1-1 en Russie est cette fois un souvenir heureux. Obligé de passer par les barrages pour accéder à la Ligue des champions, l’OL pense avoir fait le plus dur en s’imposant 3-1 à Gerland au match aller (buts de Bafétimbi Gomis et Jimmy Briand, en plus d’un contre son camp). Mais la formation de Rémi Garde se fait peur au retour. Le Rubin Kazan ouvre le score à un quart d’heure de la fin et n’est qu’à un but de renverser la situation. Bako Koné, arrivé quelques semaines auparavant à Lyon et qui jouait en National avec Guingamp la saison précédente, met fin au suspense à quelques minutes du terme en s’imposant de la tête sur corner. L’OL est bien qualifié pour la C1, où il vivra le meilleur et le pire. Le meilleur : une soirée où il s’impose 7-1 à Zagreb lors du dernier match de poule et se qualifie à la différence de buts devant l’Ajax Amsterdam. Le pire : une séance de tirs au but perdue à Nicosie contre l’Apoel en huitièmes de finale.

Zenit Saint-Pétersbourg-OL 3-1, Ligue des champions 2015/16

Le tirage au sort a été plutôt clément pour les derniers matches européens de Gerland. Placé dans le troisième chapeau, l’OL aurait pu tirer le Barça, Manchester City et Wolfsburg, il affrontera finalement le Zénith, Valence et La Gantoise. Plus abordable sur le papier, un cauchemar dans la réalité. Quand il arrive en Russie pour la troisième journée, l’OL ne compte qu’un tout petit point. Quand il en repart aussi. Les joueurs d’Hubert Fournier s’inclinent 3-1, malgré l’égalisation d’Alexandre Lacazette. Et malgré un coup tactique de leur entraîneur qui aligne Rafael, habituellement arrière droit, un cran plus haut en position d’ailier pour « densifier le couloir où évolue Hulk. » Le Brésilien au surnom de super-héros passe pourtant son match de l’autre côté du terrain, comme d’habitude.

Fournier sera licencié juste avant Noël 2016 ; le mauvais parcours en Ligue des champions a forcément pesé dans la balance : l’OL ne gagnera qu’un seul match dans ce groupe H, celui qui compte pour du beurre à Valence lors de la dernière journée, et sortira par la toute petite porte en ayant raté ses adieux européens à Gerland.

Hugo Hélin

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