RYTHMES SCOLAIRES La Ville propose deux emplois du temps aux écoliers

Pas d’école le vendredi après-midi ou le mercredi matin ? Les conseils d’écoles voteront à partir du 15 janvier.   Photo d’illustration Julio PELAEZ
Pas d’école le vendredi après-midi ou le mercredi matin ? Les conseils d’écoles voteront à partir du 15 janvier. Photo d’illustration Julio PELAEZ

Comme en 2014, les conseils d’écoles vont voter. La Ville leur donne le choix entre deux organisations de la semaine : maintenir le vendredi après-midi libéré avec le mercredi matin en classe ou bien revenir à la coupure du mercredi sans école. Quelques aménagements accompagnent ces propositions.

Il souhaitait « dépasser le débat entre quatre jours et quatre jours et demi » Guy Corazzol se montre satisfait en estimant que ce débat a bien été « dépassé ». À ce sujet, l’adjoint à l’éducation rappelle que la consultation mise en place par la Ville de Lyon invitait les familles à s’exprimer sur le périscolaire et sur leurs besoins en évitant l’écueil de la focalisation sur le nombre de jours en classe. Mais finalement, c’est bien le choix entre le mercredi matin travaillé et le mercredi libéré (comme avant 2014) que la municipalité présente aux conseils d’école à partir du 15 janvier. Elle l’a annoncé officiellement hier.

La garderie du soir s’allonge et devient payante

Selon Guy Corazzol, les deux options soumises au vote présentent des « améliorations importantes ». De fait, dans les deux cas, la municipalité répond à la demande de garderies. D’une part, la demi-heure d’accueil gratuite le matin devient systématique dans toutes les écoles. D’autre part, et surtout, les garderies du soir s’allongent jusqu’à 18 h 30 au lieu de 17 h 45 actuellement. Passant sous statut « périscolaire » elles seraient encadrées par un animateur pour 14 enfants en maternelle et 18 en élémentaire. Mais il y a une contrepartie ! Ces garderies deviendront payantes dès la sortie des cours à 16 h 45. Combien cela coûtera-t-il ? L’adjoint ne peut pas le dire maintenant en raison « d’un certain nombre d’incertitudes », mais il promet un tarif proportionnel aux revenus des familles et au nombre d’enfants Autre aménagement commun aux deux options : la pause méridienne est allongée d’un quart d’heure.

Outre le mercredi, quelques nuances différencient les deux propositions de la ville. Le premier scénario demeure très proche de ce qui a été mis en place depuis la rentrée 2014. Dans la seconde option (une semaine de classe sur quatre jours sans le mercredi) chaque matinée restante serait allongée d’une demi-heure (jusqu’à midi). Surtout, la ville transfère l’offre d’activités du vendredi après-midi au mercredi matin et supprime en revanche les « mercredis de Lyon » l’après-midi. « Parce qu’ils coûtent très cher », justifie l’adjoint.

Le courrier du maire de Lyon adressé aux membres des conseils d’école affirme que « les contributions ont nourri (la) réflexion ». Toutefois, il ne mentionne pas les critiques sur la qualité parfois insuffisante des activités et leur coût, la formation des animateurs parfois jugée insuffisante, la fatigue des petits de maternelle ou encore le nombre élevé d’enfants par animateur. Ces remarques ont pourtant largement émaillé les 1 936 contributions recueillies par la ville sur son site internet.

La synthèse des contributions est disponible sur le site Internet lyon.fr

Le processus

Lyon présente comme seul choix deux solutions d’emploi du temps, en conservant les activités périscolaires dans les deux cas. On peut toutefois noter que selon les textes officiels, chaque conseil d’école peut voter une organisation, et faire ses propres propositions quant à l’organisation de la semaine (dans certaines limites notamment au maximum six heures de cours par jour).

Le calendrier

Les votes commencent le 15 janvier. Le résultat sera annoncé par la ville le 7 février. S’ensuivra (le 26 mars) un vote au conseil municipal pour la proposition recueillant au moins 84 votes soit la moitié + un vote des 167 conseils d’école.

La décision

Les conseils d’école sont composés de tous les enseignants, des parents élus en nombre égal au nombre de classes, de deux représentants de la commune, du délégué départemental de l’Éducation nationale. Il est présidé par le directeur ou la directrice. En principe, c’est l’inspecteur d’académie qui donne (ou non) in fine son accord.

Muriel Florin

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