FOOTBALL Toulouse 1-OL 2: la trêve au chaud

Buteur sur penalty, Nabil Fekir, imité par Rafael en deuxième période, a une nouvelle fois montré la voie du succès aux Lyonnais / Photo Stéphane Guiochon
Buteur sur penalty, Nabil Fekir, imité par Rafael en deuxième période, a une nouvelle fois montré la voie du succès aux Lyonnais / Photo Stéphane Guiochon

Les gones ont terminé l’année sur un succès au Stadium. Ils sont solidement accrochés au podium de Ligue 1.

Pour son dernier match de 2017 , l’OL a livré une prestation dans sa tendance du moment, celle qui lui a permis de remonter de la huitième place, où il végétait début octobre, au podium en cette fin d’année. Parfois enthousiasmant dans le jeu vers l’avant, parfois irritant par sa propension à jouer trop bas et à subir le jeu, ce Lyon continue d’interroger sur son niveau réel tout en engrangeant des points.

Au Stadium de Toulouse, il y a d’abord eu une première période à sens unique. L’OL aurait dû la terminer en ayant fait le break, mais ne menait que d’un but grâce à un cadeau de Noël en avance. Le penalty sifflé pour une faute de Lafont sur Mariano a en effet semblé généreux, mais Nabil Fekir ne s’est pas fait prier pour le transformer (1-0, 24e).

De l’autre côté du terrain, Anthony Lopes était au chômage technique, à part sur une frappe de Somalia en angle fermé bien repoussée par le gardien lyonnais (36). Son homologue toulousain était lui beaucoup plus en vue, en gagnant un duel devant Memphis (16e) ou en repoussant des coups francs de Fekir (18e) ou de ce même Memphis (40e) par exemple.

Et puis la pause a tout changé. L’OL s’est mis à camper dans son camp et à repousser les assauts toulousains de plus en plus difficilement. Après des premières alertes sur un pointu de Delort contré in extremis (52e) ou un corner confus (59e), les gones ont pris l’eau et n’ont dû leur salut qu’au poteau sur une tête de Delort (82e) et à un arrêt réflexe de Lopes devant Jean (86e).

Frilosité... gagnante

Le coaching de Gérald Baticle, qui remplaçait Bruno Genesio, suspendu, n’a d’ailleurs guère aidé l’OL à remonter d’un cran sur le terrain : Rafael, arrière latéral, a remplacé Memphis, ailier, avant que Mariano, avant-centre, ne cède sa place à Diakhaby, défenseur central. Une frilosité qui a paradoxalement été récompensée : Jordan Ferri, autre remplaçant, a en effet servi Rafael sur la contre-attaque du break (2-0, 90e +2).

Le penalty de Gradel, après une faute de Marçal sur Jean (90e +5), n’a rien changé : l’OL revient de Toulouse avec trois points de plus dans la musette. Cela fait 41 au total sur cette moitié de saison, et la victoire était impérative : Monaco et l’OM, concurrents des gones pour le podium, ont tous deux gagné hier soir. Lyon passera la trêve à égalité de points avec le club de la Principauté, trois longueurs devant Marseille.

Hugo Hélin

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