Nouvelles technologies L’université Claude-Bernard Lyon 1 joue la carte de la 3D

Jessie, 1,60 m composé d’acide polylactique, sorte d’amidon, a été conçue par la plus grande imprimante 3D de France.  Photo Laura LÉPINE
Jessie, 1,60 m composé d’acide polylactique, sorte d’amidon, a été conçue par la plus grande imprimante 3D de France. Photo Laura LÉPINE
Les cours d’anatomie deviennent ludiques et agréables grâce l’application de 3D en temps réel " Unity " utilisée à l’université Lyon 1.  Photo Laura LÉPINE
Les cours d’anatomie deviennent ludiques et agréables grâce l’application de 3D en temps réel " Unity " utilisée à l’université Lyon 1. Photo Laura LÉPINE
Jessie, 1,60 m composé d’acide polylactique, sorte d’amidon, a été conçue par la plus grande imprimante 3D de France.  Photo Laura LÉPINE Les cours d’anatomie deviennent ludiques et agréables grâce l’application de 3D en temps réel " Unity " utilisée à l’université Lyon 1.  Photo Laura LÉPINE

Jeux vidéo, cours d’anatomie et impression de tissus vivants, Lyon 1 est l’une des premières à miser sur la 3D pour enseigner et participer à la recherche médicale. L'université de Villeurbanne vient de présenter un écorché à taille humaine, fabriqué dans ses locaux par la plus grande imprimante 3D de France.

Dans le hall de la bibliothèque universitaire (BU) Sciences du campus LyonTech-La Doua, une étudiante attire tous les regards. Son nom ? Jessie. Assise sur une pile d’ouvrages, la jeune femme d’1,60 mètre ne laisse personne indifférent.

Et pour cause, Jessie a été conçue sous les yeux des étudiants grâce à une imprimante 3D conçue par l’entreprise française Tobeca et la plateforme 3D. FAB (Fabric advanced biology) de l’Institut de chimie et biochimie moléculaires et supramoléculaires (ICBMS), entité de l’Université Lyon 1. Un bijou de technologie fabriqué pour l’exposition L’anatomie, de Vésale à la 3D qui se tient jusqu’au 6 janvier à la BU Sciences.

Représentée sous la forme d’un écorché à taille humaine, Jessie est faite d’acide polylactique, sorte d’amidon : «la fabrication a débuté le 3 octobre pour s’achever ce jeudi. Elle est conçue par la plus grande imprimante 3D de France, qui fait 2,6 mètres de haut et qui possède une résolution de 100 microns», explique Christophe Marquette, directeur adjoint de l’ICBMS et directeur de la plateforme 3D.FAB.

Mascotte et succès mondial

Véritable “mascotte”, Jessie est aussi l’avatar des cours d’anatomie en 3D conçus par le service d’innovation conception et accompagnement pour la pédagogie (iCAP) de l’Université Lyon 1. Dès 2006, l’établissement mise sur la 3D en lançant le programme “Anatomie 3D”, regroupant des ressources et outils pédagogiques. Un site internet, une chaîne YouTube, des applications et plus de 150 vidéos sont utilisés pour enseigner aux étudiants en kinésithérapie, médecine, sport et ergothérapie.

« On voit qu’ils ont plus de plaisir à apprendre avec la 3D. C’est une aide précieuse pour les élèves qui ont du mal à se représenter les choses en trois dimensions », note Bernard Devin, directeur de la formation en ergothérapie à l’Institut des sciences et techniques de la réadaptation (ISTR). « Grâce à ces outils, on passe d’une anatomie figée à de l’anatomie fonctionnelle. L’étudiant peut voir le jeu des tendons, le mouvement des ligaments », précise Patrice Thiriet, enseignant d’anatomie à l’ISTR. Un succès mondial pour l’université Lyon 1, sollicitée par le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour des formations 3D.

La 3D made in Lyon 1 affole la toile

Des organes en papier mâché à la vidéo en 3D (à droite), l'enseignement de l'anatomie à bien changé à l'université Lyon 1. Photo Laura Lepine
Des organes en papier mâché à la vidéo en 3D (à droite), l'enseignement de l'anatomie à bien changé à l'université Lyon 1. Photo Laura Lepine

Lancé en 2006, à l’Université Lyon 1, le programme “Anatomie 3” regroupe des ressources et outils pédagogiques utilisant la technologie 3D.

Financé par la région Auvergne-Rhône-Alpes et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il permet aux étudiants d’apprendre l’anatomie grâce notamment à des vidéos 3D et des tissus, organes, prothèses en plastique fabriqués par des imprimantes 3D. Depuis 2012, le site internet consacré au programme “Anatomie3D” dispose d’une chaîne YouTube accessible à tous et comportant des cours d’anatomie en 3D. « Elle possède 10 millions de vues et compte 57 000 abonnés ! », lance Patrice Thiriet, enseignant d’anatomie à l’Institut des sciences et techniques de la réadaptation (ISTR). Un succès qui aurait ravi André Vésale, père de l’anatomie moderne.

De notre correspondante Laura Lépine

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