Parents et enfants Aldebert et les Enfantillages  : quel phénomène !

Le chanteur Aldebert, quatre spectacles et 7 000 spectateurs ce week-end.   Photo Stéphane GUIOCHON
Le chanteur Aldebert, quatre spectacles et 7 000 spectateurs ce week-end. Photo Stéphane GUIOCHON

Quatre concerts ce week-end à la Bourse du travail et un retour l’an prochain à Tony-Garnier. Avec son troisième volume des Enfantillages , Aldebert a séduit toutes les générations.

Vous venez d’apprendre que vous jouerez le 11 novembre 2018 à la halle Tony-Garnier. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

« Quand j’entends halle Tony-Garnier, je vois Muse, je vois Metallica, mais pas vraiment Enfantillages  ! Mais c’est chouette. On va jouer le même spectacle, même si on va adapter un peu la production à la salle et à la jauge, pour que tout le monde soit bien avec nous. »

Le succès d’ Enfantillages vous a-t-il surpris ?

« Oui, d’autant que le démarrage a été un peu bancal. On avait un peu le cul entre deux chaises, entre des chansons pour enfants et un répertoire plus pour les adultes. La notoriété du spectacle s’est faite avec le bouche-à-oreille, petit à petit. Maxime Le Forestier m’a dit un jour que “j’étais allé chercher chaque spectateur à la fourchette à escargot…” »

Faire un troisième album, ça a été compliqué ?

« Non, c’est plutôt le premier qui m’a posé problème. Je ne savais pas ce que c’était de faire un disque pour enfants. Ensuite, au bout de trois albums, le défit c’est de se renouveler. Pour ce troisième disque, je voulais placer quelques chansons plus sérieuses et plus graves, mais sur des problématiques qui intéressent les enfants. C’est le cas de Joli Zoo  qui évoque la captivité des animaux, ou Aux âmes citoyens , une parodie de la Marseillaise que j’ai écrite aux moments des attentats de novembre dernier à Paris. »

Vous voulez à la fois divertir et faire réfléchir ?

« Je n’ai pas la prétention d’écrire des chansons pour les cultiver ni même pour les éveiller, mais plutôt pour leur faire découvrir certaines choses. C’est pour cela que j’utilise parfois des mots un peu compliqués, voire alambiqués, pour qu’ils en discutent en famille… »

Qu’écoutait le petit Guillaume Aldebert, quand il était enfant ?

« Les Fabulettes d’Anne Sylvestre, ou Les Grenouilles de Steve Waring. Mes parents écoutaient beaucoup de chanson française. Vers 13 ans, j’ai pris le contre-pied et j’ai découvert le métal… »

Quels invités vous rêveriez d’avoir sur un prochain Enfantillages ?

« James Hetfield, de Metallica, ou Sting. Ce sont mes idoles. Mais j’ai déjà eu la chance d’avoir Steve Waring, une autre de

mes idoles d’enfance. Je l’ai appelé pour lui demander l’autorisation de reprendre Le Matou Revient et il est tellement sympa, qu’il est venu le chanter avec moi… »

Vos chansons ont souvent deux niveaux de lecture…

« Ce n’est pas forcément délibéré. Je me projette beaucoup dans l’Aldebert de sept ans que je joue sur scène. Je ne triche pas, c’est ainsi. Du coup, ça permet à tout le monde de se retrouver dans mes chansons, petit et grand. Je me souviens d’avoir assisté à un spectacle pour touts petits, où la plupart des parents attendaient la fin du show en triturant leurs smartphones. Moi si ça m’arrive un jour, j’arrête direct ! »

Pour ce troisième disque, je voulais placer quelques chansons plus graves.

Aldebert

Pratique

Samedi 2 décembre à 16 heures. Spectacle complet.

Samedi 2 décembre à 20 heures. Places disponibles. 

Dimanche 3 décembre à 14h30. Spectacle complet.

Dimanche 3 décembre à 18h30. Places disponibles.

À la Bourse du Travail, place Guichard, Lyon 3e.

Samedi 16 décembre à 20 heures au Zénith de Saint-Etienne.

Dimanche 11 novembre 2018 à la halle Tony-Garnier.

/ Photo Philippe Vacher
/ Photo Philippe Vacher

Un spectacle pour enfants de tous âges

Il y a des petits, des très petits et il y a les parents et les grands-parents. Et dès le début du spectacle, Aldebert met tout le monde dans sa poche. On démarre la veille de la rentrée des classes, pour finir le jour des vacances et Aldebert va ainsi raconter une année d’aventures en chanson. 

On évoque des thèmes graves : la nature Madame nature , le sens de l’existence La vie c’est quoi ? ou on rigole avec Du gros son et Super mamie. Entouré de quatre musiciens survoltés, Adalbert passe de l’intime et du délicat à la farce et aux rythmes frénétiques, sans que le public ne s’en rende compte. Une heure et demie de poésie qui capte un public souvent conquis d’avance. Le soir où nous avons vu le spectacle, à Paris, une famille venait voir le spectacle pour la cinquième fois. « À chaque fois, on découvre de nouvelles choses, aussi bien dans les textes que dans la musique », a expliqué la maman…

Recueilli par T. M.

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