Start-up CleanCup, la fontaine à eau écolo made in Lyon

Les créateurs de CleanCup, Éléonore Blondeau et Lionel Amieux, ont présenté leur machine à Nicolas Hulot, lors d’un salon à Toulouse.  Photo DR
Les créateurs de CleanCup, Éléonore Blondeau et Lionel Amieux, ont présenté leur machine à Nicolas Hulot, lors d’un salon à Toulouse. Photo DR

Imaginée pour éviter la consommation de gobelets en plastique sur les campus et dans les entreprises, la fontaine CleanCup distribue des verres réutilisables, qu’elle nettoie ensuite.

En 2013, Éléonore Blondeau est encore étudiante à l’école de management EM business school Lyon. C’est alors qu’elle a l’idée de CleanCup. Contre une caution de un euro, cette fontaine à eau distribue un gobelet réutilisable. Sur son lieu de travail ou d’études, l’utilisateur peut alors boire de l’eau et se servir aux autres machines à café, toujours dans le même récipient. Dès lors qu’il n’aura plus besoin de son gobelet, il le rendra à la machine et récupérera sa caution. La fontaine à eau se chargera ensuite de le nettoyer.

Des demandes du monde entier

Le projet CleanCup n’a pris forme qu’en septembre 2015, lors du Start-up week-end Lyon maker. Trois jours durant lesquels de jeunes entrepreneurs viennent présenter leurs idées de start-up. Éléonore Blondeau travaille alors avec plusieurs coopérateurs pour développer l’aspect technique de sa machine. « Je ne suis pas ingénieur, explique-t-elle. J’ai d’abord obtenu un BTS assistante de gestion, puis une licence économie et gestion, avant d’intégrer une prépa à l’EM business school. Au début de l’aventure, j’avais vraiment besoin d’aide pour aborder la partie technique et marketing du projet. »

Après plusieurs mois d’études de marché, en avril 2016, la jeune entrepreneuse participe au concours Lyon start-up, qui récompense les idées les plus innovantes. Elle y rencontre Lionel Amieux, lequel réfléchit alors à un projet de lave-vaisselle écologique. Il devient rapidement son associé. « Lionel est designer industriel et mécanique. Il possède toutes les compétences techniques que je n’ai pas », indique Éléonore Blondeau.

En septembre 2016, les deux entrepreneurs lancent officiellement leur société, jusqu’alors à l’état de projet. Après près de quatorze concours, ils disposent des financements et de la visibilité nécessaires pour entrer en phase préindustrielle. Pour l’heure, vingt machines vont être fabriquées, et dix sont déjà réservées. L’EM Lyon et les agences intérim Adecco seront les premiers à tester le dispositif CleanCup. La jeune start-up a également reçu des demandes du monde entier. La fontaine à eau lyonnaise pourrait donc voyager jusqu’à San Francisco ou Montréal.

Aurélie Usaï

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