Patrimoine Les pendules de Vaux-le-Vicomte à l’heure lyonnaise

Luc Vaganay et François Simon-Fustier, avec la pendule “Tête de poupée”. Photo Joël PHILIPPON
Luc Vaganay et François Simon-Fustier, avec la pendule “Tête de poupée”. Photo Joël PHILIPPON
La pendule “Lyre et mystérieuse”, avec un mécanisme ajouré qui fait office  de balancier.  Photo  Joël PHILIPPON
La pendule “Lyre et mystérieuse”, avec un mécanisme ajouré qui fait office de balancier. Photo Joël PHILIPPON
Luc Vaganay et François Simon-Fustier, avec la pendule “Tête de poupée”. Photo Joël PHILIPPON La pendule “Lyre et mystérieuse”, avec un mécanisme ajouré qui fait office  de balancier.  Photo  Joël PHILIPPON

François Simon-Fustier, “l’horloger de la Croix-Rousse”, et l’ébéniste Luc Vaganay restaurent les 12 pendules du château de Vaux-le-Vicomte. Une aventure passionnante pour deux artisans lyonnais de grand talent.

Le château de Vaux-le-Vicomte fut construit par le surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet, qui fit appel aux meilleurs artistes de l’époque. Véritable chef-d’œuvre de l’architecture classique prototype de Versailles, il excita la jalousie du Roi et causa la perte de son créateur.

Propriété actuelle de la famille De Voguë, qui l’entretient avec le concours de mécènes privés, il recèle de trésors comme ses 12 pendules, véritables œuvres d’art signées des plus grands horlogers de l’époque. Huit d’entre elles sont en cours de restauration, dans deux ateliers lyonnais labellisés “Entreprise du patrimoine vivant”. Fils, petit-fils et arrière-petit-fils d’horlogers, c’est tout naturellement que François Simon-Fustier perpétue la tradition familiale.

Démonter et nettoyer…

Spécialiste de l’horlogerie ancienne, François Simon-Fustier fait la connaissance du Comte De Voguë en 2002. Des liens de confiance se nouent et il devient le réparateur officiel de la grande horloge, qu’il remet en route, et des pendules.

En 2016, décision est prise de restaurer les douze pendules. Le financement trouvé, la tâche est confiée à François Simon-Fustier et à son équipe. « Notre travail est de démonter, nettoyer, rétablir les roulements, redonner au métal son aspect d’origine, faire fonctionner de nouveau les pendules et leurs carillons, au sein de notre atelier, mais surtout dans les pièces du château, où elles retrouveront leur place initiale », détaille François Simon-Fustier.

Et de montrer la magnifique pendule dite “Tête de poupée en bronze doré”, fleuron du cabinet La Fontaine, ou la pendule Capucine, qui orne le cabinet Fouquet. “L’horloger de la Croix-Rousse” a entraîné dans l’aventure l’ébéniste Luc Vaganay qui, dans son atelier de la rue Vendôme, s’applique avec minutie à nettoyer les bronzes et raviver les dorures. Un vrai travail d’artiste, conjugué à celui de l’horloger. Huit des pendules seront livrées le 24 juin, chaque mécène remettra lui-même en route le balancier ! Les quatre dernières pendules retrouveront le château en septembre, un mois qui vivra au rythme des heures du XXIe siècle…

Gisèle Lombard

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