Transports Le Plan de déplacements urbains veut réduire de 5 % la circulation automobile en 2030

/ Photo d'illustration Philippe Juste
/ Photo d'illustration Philippe Juste

Après ceux de 1997 et 2005, le futur Pan de déplacements urbains (PDU) de l’agglomération lyonnaise, qui s’inscrit dans la continuité, vise « la réduction d’au moins 5 % en 2030 des kilomètres parcourus dans l’agglomération lyonnaise par les voitures particulières et le transport routier de marchandises par rapport à 2015 ».

Un objectif qui est l’un des enjeux de santé publique et de cadre de vie de ce PDU élaboré sous la houlette du Sytral, et dont le périmètre dépasse assez largement celui de la Métropole lyonnaise. Il concerne 1 375 000 habitants. Au-delà de la réduction de la part de l’automobile particulière dans les déplacements, c’est la baisse drastique des émissions polluantes qui se trouve en ligne de mire.

Ce plan a fait l’objet d’une très large concertation auprès des élus des communes concernées, mais aussi de leurs administrés. « Il est construit en toute transparence et c’est une réussite », affirme Annie Guillemot, la présidente du Sytral.

Le projet de PDU a été voté vendredi à l’unanimité du comité du Sytral, exception faite des quatre conseillers LR de la Métropole qui se sont abstenus.

Le transport par câble oublié

Ce très épais document doit ensuite être présenté dans chacune des collectivités qu’il englobe, avant d’être soumis à enquête publique lors du deuxième trimestre 2017 pour être adopté à la fin de cette même année.

Le PDU 2017 prévoit de poursuivre le développement des transports en commun, mais aussi d’intensifier les mesures en faveur du vélo et de la marche. L’un des points marquants est aussi de parfaire l’intermodalité et l’équité de traitement entre les territoires voisins, d’apporter à chacun d’entre eux les réponses les plus adaptées pour atteindre des objectifs communs. Un volet consistant traite également de la logistique.

Gérard Collomb a rappelé « la nécessité d’avoir une vision globale de la mobilité qui aborde aussi le traitement des voies autoroutières autour de Lyon, le déclassement de l’A6/A7, la désaturation du nœud ferroviaire lyonnais ».

Des élus de l’Ouest lyonnais ont fait part des attentes fortes pour leurs territoires. D’autres comme Christophe Quiniou (LR) ou Pierre Hémon (EELV) ont déploré que le transport urbain par câble ou les navettes fluviales ne soient pas évoqués dans le document.

F.S.

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