Santé publique Polémique autour de la pose d’une antenne-relais dans le 8e arrondissement

Les membres du CIL La Plaine, Nadine Egea, présidente, Anne Auzias, secrétaire adjointe et Yves Verchère, trésorier, vont solliciter des expertises.  Photo N. MICHOLIN
Les membres du CIL La Plaine, Nadine Egea, présidente, Anne Auzias, secrétaire adjointe et Yves Verchère, trésorier, vont solliciter des expertises. Photo N. MICHOLIN

Le comité d'intérêt local de La Plaine tire la sonnette d’alarme sur cette future installation dans un périmètre qui compte déjà 35 antennes-relais.

Le 11 août 2016, la Ville de Lyon a délivré son autorisation d’installation d’un relais de radiotéléphonie mobile au 3-5, rue Florent (lire par ailleurs). Dans la foulée, le permis de construire a été affiché devant la copropriété.

Il n’en fallait guère plus pour que les membres du bureau du Comité d’intérêt locale (CIL) La Plaine dénoncent « une décision de non-opposition » au nom de la santé publique. Protestation relayée par la conseillère d’opposition (LR), Anne Auzias, en conseil d’arrondissement du 8e , le 14 septembre.

Selon l’élue, secrétaire adjointe du CIL, 35 antennes-relais sont déjà installées dans ce périmètre qui comprend Mermoz, Pinel, Viviani, Général-Frère et Santy : « On est déjà dans un écrin de nuisances. Nous sommes inquiets avec la présence de l’école Jean-Macé au bout de la rue et, en face de l’immeuble, le futur centre social avec crèche prévu en 2019 à la place de l’ex-Maison du peuple. Les ondes électromagnétiques sont préjudiciables pour tous ceux qui habitent autour. »

Nadine Egea, présidente du CIL, évoque la dangerosité pour ceux qui souffrent d’hyperacousie ou autres symptômes, telle cette habitante, avenue Général-Frère, qui a un certificat médical du 12 septembre stipulant qu’elle doit habiter à plus de 1 000 mètres d’une antenne pour dormir tranquille. « Cette dame ne peut déjà plus vivre dans son appartement ! Quand on discute avec les habitants, beaucoup sont opposés à cette installation. » Reste que les recours, durant les deux mois qui suivent l’affichage du permis de construire, sont minces dans la mesure où les copropriétaires du 3-5, rue Florent ont donné leur accord. Contrairement à deux immeubles proches du 118 et 120, avenue Général-Frères qui ont refusé ce type d’installation.

En attendant l’expiration du délai, le CIL La Plaine a décidé de solliciter des expertises. Il s’appuie aussi sur l’association nationale Robin des toits qui a saisi le Conseil d’État le 12 mai pour exiger du gouvernement qu’il respecte le principe de précaution sur les risques que font courir les ondes électromagnétiques sur la population.

Nadine Micholin

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